mardi 28 février 2017

Top Ten Tuesday n°100



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par le blog Frogzine.

Cette semaine, le thème est : les 10 habitudes ou manies littéraires que vous avez.

Voici mon Top 10 :

     1 - Je lis rarement lorsqu'il y a du bruit autour de moi. Cela me déconcentre et me gâche un peu mon plaisir de lecture. Je préfère donc lire dans un silence complet.

     2 - J'aime lire emmitouflée soit dans un plaid sur mon canapé, soit dans ma couette au lit. J'aime la sensation d'être dans un petit nid douillet.

     3 - Je ne me déplace quasiment jamais sans un livre sur moi. Même si je sais qu'à aucun moment je ne pourrai lire, un livre ou ma liseuse m'accompagne toujours.

     4 - Depuis que je suis sur Livraddict, je surveille l'avancée de ma lecture en cours. C'est une habitude qui s'est ancrée dans mon quotidien livresque.

     5 - Je ne peux pas arrêter ma lecture à n'importe quel moment. En général, je dois absolument finir le chapitre. Je ne peux pas m'arrêter au plein milieu d'une page (même une fin de page, ce n'est pas possible...). Il m'arrive même de compter les pages qu'il me reste pour finir le chapitre.

     6 - Je n'arrive pas à lire plusieurs livres en même temps, peu importe qu'ils soient de genre différent. Je me plonge pleinement dans une histoire et je ne peux pas en découvrir une autre tant que je n'ai pas terminé celle-ci.

     7 - Je ne mange jamais lorsque je lis car j'ai peur de l'abîmer ou le tâcher.

     8 - Je ne supporte pas que l'on touche à un de mes livres sans ma permission et qu'on me l'emprunte avant que je le lise. Je suis assez possessive à ce sujet...

     9 - Avant de dormir, je lis toujours. Même si ce n'est qu'une page, je suis plus apaisée lorsque j'ai lu.

     10 - Je n'arrive pas à abandonner un livre (mais je travaille là dessus). Je me dis toujours que je dois lui donner sa chance. Même si j'arrive au 3/4 de l'histoire et que je n'adhère pas, je m'oblige à la terminer. Il n'y a qu'en cas de rejet total dès le départ que je me permets d'arrêter... et cela n'arrive quasiment jamais.

Et vous ? Quelles sont vos petites habitudes littéraires ?




dimanche 26 février 2017

Audrey Carlan - Calendar Girl, Tome 1 : Janvier


 Auteur : Audrey Carlan
Editeur Hugo Roman
Collection : New Romance
Parution : 5 janvier 2017
Pages : 153
EAN-13 : 978-2755629095



Mia Saunders rêve de devenir actrice, elle a quitté Las Vegas où elle vivait avec sa sœur et son père pour s’installer à Los Angeles. Mais elle va devoir revoir ses projets, car Mia a besoin d’argent, de beaucoup d’argent. Elle doit en effet rembourser les dettes de jeu de son père. Un million de dollars. Son ex-petit ami est celui qui a prêté de l’argent à son père, l’a fait tabasser et l’a envoyé à l’hôpital où il est dans le coma. Bref, il faut qu’elle protège son père et sa petite sœur qui est la prochaine sur la liste de Blaine. Elle ne voit qu’une issue, contacter sa tante qui possède une agence d’escorts. Celle-ci, trop heureuse de pouvoir aider sa nièce, lui propose un accord. Elle sera l’escort d’un homme différent par mois pendant un an. Chaque contrat lui rapportera 100 000 dollars. La jeune femme accepte et se prépare donc à sillonner les États-Unis et à rencontrer les hommes qui s’offrent ses services. De mois en mois, nous allons suivre Mia dans ses différentes missions. Une Mia déterminée, sexy, drôle et généreuse. Une Mia qui s’est promis de ne pas tomber amoureuse, mais qui aura du mal tenir sa promesse.
Mia relèvera-t-elle le défi de sauver sa famille ?



En cherchant une lecture rapide et sortant un peu de mes prédilections naturelles, je suis tombée sur Calendar Girl, qui semble être un peu un nouveau phénomène de l'année 2017. Ce n'est pas du tout un roman vers lequel je me serais tournée naturellement. Je n'aime guère lire des romances et l'érotisme que l'on retrouve dans certaines œuvres me laissent complètement indifférentes (la saga Cinquante nuances par exemple...).

Finalement, j'ai été plutôt surprise de cette lecture. Comme je le souhaitais, cela se lit extrêmement vite et c'est un point que j'ai personnellement beaucoup apprécié.
Je souhaitais une lecture rapide qui saurait me divertir sans me prendre la tête et le tome 1 de Calendar Girl a répondu entièrement à mes attentes.

J'ai apprécié les personnages sans m'être réellement attachée à eux. Mia a un caractère bien trempé, ce que j'ai apprécié, et j'ai beaucoup le fait qu'elle ait des formes. Wes est un jeune homme sympathique et il forme un très beau duo avec Mia. Sa famille m'a laissé assez perplexe néanmoins.
On peut trouver que tout va très vite entre eux mais cela ne m'a pas dérangé. Après tout, les choses sont claires entre eux. Toutefois, cela ne veut pas dire que je partage leurs choix et leurs actions.

Par ailleurs, les scènes de sexe ne m'ont pas dérangé mais elles m'ont laissé indifférentes et m'ont paru un peu répétitives par moment.

En bref, la lecture de ce premier tome n'a pas été extraordinaire. Elle ne m'a pas fait vibrer mais elle a tout de même répondu à mes attentes.
Je n'hésiterai pas à lire la suite lorsque je voudrais me vider l'esprit tout en divertissant.

samedi 25 février 2017

Lian Hearn - Le Clan des Otori, Tome 4 : Le vol du héron


 Auteur : Lian Hearn
Editeur Gallimard Jeunesse
Collection : Hors Série
Parution : 15 février 2007
Pages : 620
EAN-13 : 978-2070579037



Seize ans ont passé depuis que Takeo a retrouvé Kaede, après tant d'épreuves. Ils ont trois filles : l'aînée, la belle Shigeko, promet d'être une héritière digne d'eux, ses cadettes, les jumelles Miki et Maya, ont des talents singuliers. Mais l'harmonie et la prospérité des trois Pays attirent l'attention de l'empereur, réveillent la convoitise et les haines enfouies. La Tribu n'a pas renoncé à sa vengeance, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Le drame qui se noue va emporter Takeo et les siens dans un terrible ouragan de violence et de souffrance...



Le Clan des Otori est une saga littéraire chère à mon cœur qui m'a accompagnée pendant mon adolescence. C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis lancée dans la lecture de ce quatrième tome (qui est resté très longtemps dans ma PAL...).

J'ai aimé retrouver les personnages que l'on avait rencontré dans les précédents tomes. Ils m'avaient vraiment manqué.
J'ai trouvé leur évolutions intéressantes. Le récit se passant 16 ans après la fin du troisième tome, beaucoup de choses ont changé. Takeo et Kaede ne sont désormais plus des adolescents mais bien des adultes. Ils sont à la tête des Trois Pays avec toutes les responsabilités que cela entraîne.
On rencontre également leurs enfants : Shigeko, qui est un parfait mélange de Takeo et Kaede selon moi, et les jumelles Maya et Miki. Ces dernières étaient particulièrement intéressantes du fait de leur gémellité tant redoutée mais également par leurs caractères. Le fils de Takeo et Yuki est lui aussi présent dans le récit mais j'aurais aimé le connaître plus en profondeur.

Contrairement aux tomes précédents, j'ai trouvé que le rythme était plus lent, qu'il y avait moins d'actions.
Néanmoins, les thèmes abordés étaient vraiment intéressants : la légitimité de Takeo selon l'empereur, la nouvelle place de la Tribu dans cette société, la politique, le rôle des femmes, l'arrivée des étrangers, la religion, etc.

Petit bémol concernant la fin : tout se passe extrêmement vite et par moment, je me suis retrouvée un peu confuse.
De plus, certaines de mes questions restent sans réponse.

Malgré cela, je ressors de cette lecture toute émue et heureuse d'avoir pu encore passer quelques instants avec ces personnages chers à mon cœur.
Ce quatrième est un peu en-dessous de la trilogie initiale mais je l'ai tout de même adoré. Je sors ravie de cette lecture.







Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

samedi 11 février 2017

Orpheelin, Zulma et Lowenael - Mon meilleur ennemi


Dessinateur : Orpheelin
Couleurs : Lowenael
Auteurs : Orpheelin et Lowenael
 Éditeur : Autoédité
Parution : 25 mars 2016
Pages : 70
EAN-13 : 978-2954483849




Au gré de ses souvenirs, Amshet nous raconte son histoire de haine avec l'homme qui devra bien malgré elle partager son quotidien : Aidan Akh'Arbas. il est fier comme un paon, il est égoïste et il est infidèle. C'est pourtant elle qui demande à l'épouser !




Cette bande-dessinée m'a tout d'abord intéressée par ses dessins, qui sont tout simplement sublimes. J'ai totalement adhéré au style de dessin d'Orpheelin. J'ai été bluffée !
Chaque planche est travaillée jusqu'aux moindres détails, tant sur les personnages que dans l'environnement qui les entourent.
C'est un vrai plaisir pour les yeux et j'ai eu la chance de recevoir avec ma commande une carte avec une illustration tirée de cette bande-dessinée. Elle est si magnifique qu'elle trône en bonne place dans l'une de mes bibliothèques.



Ma lecture a été très (trop) rapide. J'ai beaucoup aimé le travail sur les personnages. Amshet est une figure féminine que j'ai beaucoup apprécié par sa force et son indépendance. Elle représente très bien la femme moderne.
Je me suis attachée à Aidan mais d'une manière tout à fait différente. Je ne suis clairement pas tombée sous son charme mais j'ai apprécié sa complexité.

Malheureusement, mon plaisir a été un peu freiné par le traitement de l'histoire. Cette dernière n'est finalement pas très approfondie. Il me manquait certains éléments pour vraiment comprendre le contexte dans lequel évoluent les personnages.
De plus, la fin arrive trop vite et de manière trop abrupte. Il s'agit d'un one-shot et un deuxième tome aurait été préférable. Le récit aurait alors eu le temps de se développer et de laisser le temps au lecteur de saisir l'histoire dans son intégralité.

En bref, j'ai aimé cette bande-dessinée par ses dessins mais je reste déçue par l'histoire. Je ressors donc de cette lecture mitigée.
Néanmoins, si Orpheelin sort autre chose, j'y jetterai forcément un coup d’œil car je suis tombée amoureuse de son coup de crayon.

jeudi 9 février 2017

Séverine Gauthier et Jérémie Almanza - Coeur de pierre


Dessinateur : Jérémie Almanza
Auteur : Séverine Gauthier
 Éditeur : Editions Delcourt
Collection : Jeunesse
Parution : 3 avril 2013
Pages : 159
EAN-13 : 978-2756024264



Le jour où la petite fille au cœur d'artichaut rencontre le garçon au cœur de pierre, elle tombe éperdument amoureuse de lui. Dès lors, elle lui offre chaque jour une feuille de son cœur que chaque jour celui-ci rejette plus méchamment. Le cœur de la petite fille se rétrécit et bientôt elle perd sa joie de vivre. Visiblement, le garçon au cœur de pierre ne semble pas du tout prêt à se laisser aimer...




Cette bande-dessinée est d'une douceur incroyable. C'est comme un bonbon que j'aurais laissé fondre sur la langue. Tout n'est que délicatesse et poésie.

L'histoire est juste sublime. C'est comme un conte dont l'écriture est très fluide et mélodique. Les personnages sont attachants et rendent l'histoire encore plus mignonne malgré la tristesse qui teinte certaines planches. Chaque protagoniste m'a vraiment touché chacun à leur façon.
Le récit est en plus très bien accompagné par un dessin magnifique. Le choix des couleurs est très intéressant et agréable à l’œil. Je suis très admirative du coup de crayon de Jérémie Almanza. Ce dessinateur a vraiment le souci du détail et on pourrait passer des heures à admirer ses planches. Le tout a un petit côté Tim Burton d'ailleurs.

Coeur de pierre est une petite merveille, qui se lit malheureusement trop vite. D'ailleurs, je vais certainement me pencher d'un peu plus près sur ce qu'ont fait Séverine Gauthier et Jérémie Almanza dans l'espoir de trouver une autre petite pépite de lecture.




mercredi 8 février 2017

Art Spiegelman - Maus


Dessinateur : Art Spiegelman
 Éditeur : Flammarion
Parution : novembre 1998
Pages : 312
EAN-13 : 978-2080675347


Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.




Maus m'avait un peu rebuté la première fois qu'il s'est retrouvé entre mes mains. J'ai eu du mal avec le style du dessinateur et avec sa caractéristique première : l'utilisation d'animaux plutôt que d'êtres humains. Pourtant, ce procédé n'était pas nouveau pour moi puisque j'ai déjà lu le manga Cat Shit One, qui traite de la guerre du Vietnam en utilisant des animaux.
Le dessin est assez simpliste mais il accompagne très bien le récit et intensifie même le message qui y est apporté.
De plus, tout au long de ma lecture, j'ai été un peu gênée par la tournure des phrases utilisée par Vladek, le père de l'auteur. Le COD est placé avant le sujet et le verbe (un peu comme Maître Yoda). Cela m'a un peu bloqué dans certains passages car ma lecture n'était pas fluide.

Maus est avant tout un devoir de mémoire. Certains diront que la Seconde Guerre Mondiale et la Shoah sont des thèmes vus et revus. Les plus jeunes d'entre nous auront peut-être que cela s'est passé il y a bien longtemps et ne se sentiront pas ou plus concernés par ce travail de la mémoire. Et pourtant, c'est une chose primordiale pour notre société.

L'auteur fait preuve, dans son récit, d'une grande honnêteté. Il n'épargne personne et surtout son père, qui s'avère radin et ironiquement raciste.
Au final, nous avons deux points de vue dans cette bande-dessinée : celui de Vladek qui a vécu cette horrible guerre et son fils qui a grandi avec les impacts de cette guerre sur la société et sur sa famille.

Maus est un récit poignant, émouvant et très intéressant sur cette période difficile de l'histoire. Cette oeuvre mérite grandement les prix qu'elle a reçu et j'en conseille vivement la lecture.

dimanche 5 février 2017

Chloé Cruchaudet - Mauvais genre


Dessinateur : Chloé Cruchaudet
 Éditeur : Editions Delcourt
Collection : Mirages
Parution : 25 mai 2016
Pages : 159
EAN-13 : 978-2756082363




Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler... Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme.




Je dois bien l'avouer : je ne m'attendais pas du tout à cela et j'ai été très surprise.

Je me suis intéressée, tout d'abord, à cet ouvrage à cause des dessins qui m'ont agréablement interpellée. J'ai apprécié le choix des couleurs, qui n'a rien d'anodin et qui accompagne bien le récit. Les couleurs dominantes sont le noir et le blanc. Toutefois, on trouve des pointes de couleurs telles que le rouge et le bleu qui mettent l'accent sur certains détails. Ce fut un véritable plaisir pour mes yeux.


Quant au récit, je suis plus mitigée quant à mon ressenti.
J'ai apprécié la partie concernant l'impact qu'a eu la guerre sur Paul. Sa désertion a elle aussi eu des conséquences sur sa vie, ainsi que celle de Louise. Cette dernière m'a d'ailleurs touché par sa tolérance et sa compréhension envers son mari, alors que celui-ci peut se montrer assez dur avec elle.
Toutefois, j'ai trouvé que tout allait trop vite. Au cours de ma lecture, j'ai été perdue par l'absence de transitions. Je n'arrivais pas à savoir quand le récit se passait ou combien de temps s'était passé entre les planches. Cela a été assez perturbant et a un peu gâché ma lecture.
Cet aspect ne m'a d'ailleurs pas aidé lorsque je suis arrivée aux passages de Paul / Suzanne dans la forêt (ceux qui ont lu cette bande-dessinée comprendront). Je vais être tout à fait honnête : je n'ai rien compris à ces passages. Ils m'ont laissé extrêmement perplexes et je n'ai pas saisi ce qu'ils apportaient aux personnages et aux récits (ceci est purement personnel).

De ce fait, je ne sais pas comment me positionner face à cette lecture. J'ai apprécié cette histoire, principalement par son graphisme, mais certains éléments m'ont empêché de rentrer pleinement dans cet univers et je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages.



Erika Boyer - Pardon


 Auteur : Erika Boyer
Editeur Autoédité
Parution : 8 novembre 2016
Pages : 208
EAN-13 : 978-1365410789



Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »



Je me suis procurée Pardon en ebook grâce à son auteur qui avait remarqué mon intérêt pour son oeuvre sur Livraddict et je la remercie pour cela.

Erika Boyer est claire sur le thème abordé dans son roman, il n'y a aucune surprise : l'inceste. Il s'agit d'une thématique très délicate à traiter et on la voit d'ailleurs très peu dans la littérature.
Pour ma part, j'ai trouvé que l'auteur avait réussi à traiter ce sujet avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Elle ne donne aucunement son avis sur l'inceste, elle ne juge pas. Elle nous laisse vraiment libre de notre opinion sans chercher à nous convaincre de quoi que ce soit. C'est un aspect que j'ai beaucoup apprécié.
Au fil des pages, il m'est arrivé d'oublier que Will et Sarah étaient frère et sœur. Je finissais par voir qu'un amour interdit.
Cette lecture m'a fait beaucoup réfléchir. Comment réagirais-je face à cette situation ? Personnellement, j'ai trouvé que David acceptait trop facilement l'amour de Will envers Sarah. L'inceste reste un tabou dans notre société et je pense que même avec la plus grande ouverture d'esprit du monde, la société nous formate pour être mal à l'aise face à une telle situation. Kelia, par exemple, m'a semblé avoir une réaction beaucoup plus réaliste.

Par ailleurs, quelques aspects de cette oeuvre m'a gênée durant ma lecture.
Tout d'abord, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Will. Malgré que je saisissais toute la souffrance qu'il pouvait ressentir, il avait la fâcheuse habitude de m'exaspérer et m'agacer. A contrario, Sarah est un personnage que j'ai apprécié, même si elle n'arrive que tard dans le récit.
Ensuite, et c'est là le plus gros point noir de ma lecture, j'ai trouvé que le style d'Erika Boyer n'était pas constant. Lorsqu'il s'agissait d'aborder le thème de l'amour et de l'inceste, j'ai trouvé sa plume pleine de fluidité, de légèreté et de poésie. Toutefois, lorsque l'on retournait sur des scènes de la vie quotidienne, je ne ressentais plus du out la même chose. La fluidité était comme rompu et certains dialogues, comme la première rencontre entre Will et David, m'ont paru peu naturels. Cela est vraiment dommage car cela a baissé mon appréciation de ce roman.

En bref, en sortant de ma lecture, je reste mitigée. Pardon a de réels atouts et Erika Boyer est une auteur plus que prometteuse mais son style reste à travailler car il comporte quelques lacunes. Toutefois, je pense qu'elle pourrait nous créer une petite pépite littéraire dans les prochaines années.

vendredi 3 février 2017

J. K. Rowling - Les animaux fantastiques


 Auteur : J. K. Rowling
Editeur Gallimard
Collection : Folio Junior
Parution : 29 octobre 2009
Pages : 128
EAN-13 : 978-2070629756




Il est rare qu'une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques.
Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d'apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl...



Les animaux fantastiques est une petite gourmandise qui se déguste rapidement et qui nous replonge pendant un court instant dans l'univers de Harry Potter (Potterhead powa !).
J'ai pris plaisir à en savoir plus sur cet univers et surtout sur son bestiaire. J'avoue que la sortie du film Les animaux fantastiques a beaucoup attisé ma curiosité, alors que je connaissais cet ouvrage depuis sa sortie.

Toutefois, j'attendais plus de cette oeuvre et j'ai été un peu déçue. Finalement, je n'ai pas appris grand chose de plus et certaines créatures m'étaient même totalement inconnue. Je n'arrivais pas à les remettre que ce soit dans les romans ou dans les films.
De plus, les annotations fictives de Harry, Ron ou même Hermione sont finalement quasi inexistantes.
J'aurais également aimé découvrir bien plus d'illustrations. Cela a manqué cruellement au contenu.

Néanmoins, ce petit ouvrage fait l'objet d'une bonne action puisque les ventes ont été intégralement reversées à l'association Comic Relief.

En bref, ce fut une lecture sympathique mais sans plus. Elle ne m'a pas réellement apporté d'éléments nouveaux sur cet univers que je chéris tant.

mercredi 1 février 2017

Joris Chamblain et Aurélie Neyret - Les carnets de Cerise, Tome 1 : Le zoo pétrifié


 Auteur : Joris Chamblain
Dessinateur : Aurélie Neyret
 Éditeur : Editions Soleil
Collection : Métamorphose
Parution : 26 septembre 2012
Pages : 72
EAN-13 : 978-2302020092



"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois... ben moi, Cerise ! J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes... 
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."




Cela fait longtemps que j'entends parler des Carnets de Cerise, que ce soit sur Booktube, la blogosphère ou même en librairie. Par chance, j'ai (enfin !) réussi à me le procurer à la bibliothèque.

J'aime beaucoup la forme que prend ce carnet, qui est un savant mélange entre un roman d'aventure et un journal intime. Au fil des pages, on découvre le coup de crayon d'Aurélie Neyret avec les planches mais également des dessins faits par Cerise et des photos prises par cette dernière. C'est une association que j'ai trouvé très pertinente et très agréable à regarder.
Les couleurs choisies sont très belles et cela se voit principalement à travers les scènes du fameux zoo cité dans le titre de ce premier tome.

Les personnages sont très attachants. Je me suis un peu retrouvée dans chacun des personnages et notamment dans Cerise, qui est pleine d'imagination.
L'histoire en elle-même est simple mais pleine de poésie et de légèreté. Les dessins retranscrivent d'ailleurs parfaitement cette ambiance. C'est parfait pour les enfants, qui est le public visé.

Ce premier tome des Carnets de Cerise est une parfaite lecture mignonne et de détente. Ce ne fut pas un coup de cœur mais j'ai passé un excellent moment de lecture.