dimanche 17 septembre 2017

Lauren Oliver - Le dernier jour de ma vie


 Auteur : Lauren Olivier
Editeur : Ldp Jeunesse
Parution : 29 mai 2013
Pages : 450
EAN-13 : 978-2013236584


Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?" Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?



J'ai commencé ce roman sans trop d'attente mais j'en sors tout de même très mitigée.

Avant tout, Sam n'est pas un personnage auquel je me suis attachée. Je l'ai trouvé plutôt égoïste et parfois méprisable. Elle fait partie d'une bande de filles populaires et ne fait que suivre la meneuse sans prendre de réelles décisions par elle-même.
Au fil des jours qui se répètent, je n'ai pas su dire si ses actions étaient dû à une prise de conscience, une véritable volonté de réparer les choses ou tout simplement un moyen d'éviter sa mort. En gros, jusqu'où allait son niveau d'égoïsme à ce sujet ?

Chaque chapitre correspond à une nouvelle version de la journée de la Saint-Valentin. Je les ai trouvé parfois trop longs, surtout qu'au bout d'un moment, il n'y a plus de réelle surprise sur le déroulement de la journée. L'aspect redondant et répétitif de la narration n'était pas assez bien maîtrisé pour moi. Cela manquait de fluidité par moment.
Cela est d'ailleurs dommage car j'ai trouvé que l'auteur avait une jolie plume et a bien réussi à retranscrire les émotions de l'héroïne.

Je ne peux pas dire avoir détesté ou adoré ce roman. J'ai passé un moment de lecture plutôt agréable avec des thèmes traités très intéressants mais cela n'a pas provoqué mon engouement. Ce fut donc une lecture plaisante mais sans plus.

Lynne Matson - Nil, Tome 1


 Auteur : Lynne Matson
Editeur : Pocket Jeunesse
Collection : Pocket Junior Grand Format
Parution : 18 février 2016
Pages : 458
EAN-13 : 978-2266256933


Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…



J'ai lu ce premier tome dans le cadre de la lecture commune organisée par Vibration Littéraire. De plus, vu le contexte dans lequel se passe le récit, je l'ai trouvé très approprié aux vacances estivales.

Je m'attendais à un roman qui me ferait voyager, rêver par ses paysages idylliques. Pourtant, j'ai trouvé que les descriptions des lieux manquaient un peu. Je n'en avais pas assez pour vraiment m'immerger dans cet univers.

Ma plus grande déception vient néanmoins des personnages. Que cette histoire est bourrée de clichés...
La rencontre et le coup de foudre entre les deux protagonistes principaux en sont le parfait exemple. Ce couple m'a désespéré tout au long de ma lecture. Je ne suis pas une grande férue de romance et là, ce n'était clairement pas pour moi. Leur situation m'a horripilé. Heureusement que j'avais tout de même envie de connaître la fin de l'histoire. J'aurais préféré que l'auteur se concentre sur la survie sur Nil que cette romance insipide.
Quant aux autres personnages, ils sont nombreux et divers mais manquent sérieusement de profondeur. Je ne me suis guère attachée à eux.

Par ailleurs, certaines situations et certains dialogues étaient répétitifs à mon goût. Le récit avait finalement quelque chose d'assez redondant.

Ce fut donc une déception pour ma part. Je ne sais pas encore si je me lancerai dans la lecture du tome 2. Du peu d'informations que j'ai eu, les protagonistes principaux ne sont plus Thad et Charley, ce qui est un atout pour moi. Si l'histoire se recentre sur la survie et sur Nil, pourquoi pas. Sinon, je passerai mon chemin.

Margaret Atwood - La servante écarlate


 Auteur : Margaret Atwood
Editeur : Robert Laffont
Collection : Pavillons Poche
Parution : 8 juin 2017
Pages : 544
EAN-13 : 978-2221203323




Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.



Ce roman a été une véritable claque littéraire ! Même bien après sa lecture, il n'a pas cessé de trotter dans ma tête. Je conseille vivement à quiconque de lire La servante écarlate, on n'en sort pas indemne.

Margaret Atwood arrive parfaitement à mettre en place un environnement glaçant et terrifiant en se basant simplement sur notre réalité. Les faits qui aboutissent à cette contre-utopie sont tellement réalistes que cela en est effrayant.
L'auteur nous dépeint une société où la femme n'est plus un être humain mais un objet nécessaire à la procréation, qui est devenu sa principale raison d'être. Elles n'ont plus de droit, uniquement des devoirs et n'ont plus aucune voix pour s'exprimer dans cette société redevenue ultra patriarcale.
Nous retrouvons dans cette oeuvre le schéma type d'une contre-utopie, comme dans les romans d'Orwell ou encore Huxley : une société sous contrainte, une hiérarchie, une surveillance totale et permanente et l'absence d'espoir. On y retrouve également énormément de caractéristiques propres aux régimes totalitaires.

L'auteur dénonce de nombreux sujets et pas uniquement politiques à travers cet univers où les sentiments n'ont plus leur place. Sa plume est superbe, pleine sobriété, ce qui participe à l'atmosphère dans laquelle vit notre narratrice.

La fin peut surprendre mais, personnellement, j'ai trouvé qu'elle était parfaite et amenait une nouvelle réflexion à ce récit.

Je n'ai pas encore regardé la série qui est sortie il y a peu car je souhaitais terminer ma lecture de l'oeuvre originale avant. Maintenant que c'est chose, j'ai hâte de m'y mettre, surtout avec les bons échos qui me parviennent à son sujet.

En bref, n'attendez plus : allez lire ce bouleversant roman !

dimanche 10 septembre 2017

S. N. Lemoing - Powerful, Tome 1 : Le royaume d'Harcilor


 Auteur : S. N. Lemoing
Editeur : Autoédité
Parution : 3 juin 2015
Pages : 386


Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d'Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.
En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n'est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.
Alors que Litar, reconnu comme l'être le plus puissant du royaume s'absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d'agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?




Merci à l'auteur qui m'a gentiment envoyé ce roman après notre partenariat pour le tome 1 de Shewolf.

Ce tome pose tout d'abord les bases de l'univers créé par S. N. Lemoing, qui a inventé toute une civilisation et une partie de son langage. J'ai apprécié découvrir ce nouveau monde imaginaire. Je regrette cependant qu'il n'y est pas de carte dans ce livre. Cela m'aurait permis de mieux situer les lieux.

Autre petit défaut que j'ai trouvé à cette histoire est la confusion parfois provoquée auprès du lecteur. Par moment, je ne savais plus si l'on était dans le présent ou dans le passé. Il y a également de très nombreux personnages et j'ai eu du mal à retenir tous leurs noms et leurs rôles dans l'histoire.

Malgré cela, j'ai apprécié la plupart des personnages et on sent que l'auteur a cherché à leur donner un sens. Ils ne sont pas là pour faire de la figuration.
On peut d'ailleurs remarquer également que les personnages féminins ont une place importante dans l'histoire et dans l'univers créé par S. N. Lemoing. J'avais déjà remarqué cette image de femme forte dans Shewolf et je suis heureuse de la retrouver ici également.

Ce premier tome de Powerful fut donc une lecture très agréable avec un univers que j'ai aimé découvrir. Je me demande bien ce que peut nous réserver la suite.

Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

Gillian Flynn - Les lieux sombres


 Auteur : Gillian Flynn
Editeur : Lgf
Collection : Ldp Thriller
Parution : 2 mars 2011
Pages : 512
EAN-13 : 978-2253157137


Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sours sont assassinées dans la ferme familiale. La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de quinze ans. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association, elle accepte de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c'est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu'une vérité inimaginable commence à émerger.



Avant ce roman, j'avais lu Les apparences du même auteur qui avait été un véritable coup de cœur et une claque au fil des pages. C'est pourquoi je m'attendais à ressentir quelque chose de très similaire. Malheureusement, malgré un moment agréable de lecture, mes attentes ont été un peu déçues. Peut-être ai-je mis la barre trop haute...

Gillian Flynn nous prouve une nouvelle fois avec quelle facilité elle peut jongler avec le présent et le passé. Son style permet au lecteur de se faire lui-même son opinion sur ce qu'il y a bien pu réellement se passer.
La fin fut pour moi à demi-teinte car j'avais réussi à deviner une partie de l'histoire. Ma surprise ne fut donc pas totale.

Libby est un personnage avec lequel j'ai eu beaucoup de mal. Dans le présent, cette affaire l'a détruite, même si elle se le cache à elle-même. Je ne me suis malheureusement pas attachée à elle et je n'ai éprouvé que peu de compassion à son égard. Je l'ai trouvé très égoïste, voire mauvaise. Ce qui la pousse à chercher la vérité est plus lié à l'appât du gain finalement. Ce personnage m'est vraiment sorti par les yeux par moment, ce qui a un peu freiné ma lecture.

Heureusement, l'intrigue reste prenante et je voulais avoir le fin mot de l'histoire. Gillian Flynn arrive parfaitement à tisser une toile pleine de rebondissements.
Les lieux sombres fut donc une très bonne lecture, même s'il est, pour moi, bien en-deçà de son autre oeuvre Les apparences.

samedi 15 juillet 2017

Malika Ferdjoukh - Chaque soir à 11 heures


 Auteur : Malika Ferdjoukh
Editeur : Flammarion
Collection : Flammarion Jeunesse
Parution : 12 octobre 2016
Pages : 408
EAN-13 : 978-2081392816


Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée.
Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix...



Je tiens tout d'abord à remercier la maison d'édition Flammarion pour cet envoi !

Lorsque j'ai commencé ma lecture, je m'attendais à un récit centré sur une romance où l'héroïne devrait faire un choix entre deux jeunes hommes. Or, cela n'a pas vraiment été le cas. L'histoire que nous offre Malika Ferdjoukh tient plus du policier que de la romance. Moi qui ne suit pas particulièrement friande de ce dernier (et en particulier des triangles amoureux), j'en étais ravie.

Les personnages créés par l'auteur sont assez attachants, tout particulièrement Willa et Edern (ou même la famille Fils-Alberne). Toutefois, je regrette que certains personnages soient aussi caricaturaux. Le personnage de Fran en est un parfait exemple selon moi.

On rentre également très vite dans l'histoire et on souhaite en connaître plus sur les mystères qui entoure la bâtisse Fausse-Malice. L'auteur nous démontre que la littérature Jeunesse ne veut pas dire que l'on prend le lecteur pour un idiot. C'est un aspect que j'ai énormément apprécié.
Même si j'ai vu le dénouement arrivé de loin, ma lecture a été très agréable. Les multiples références culturelles qui parsèment le récit y sont notamment pour quelque chose.

Néanmoins, lorsque j'ai lu le point final de cette histoire, j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose. J'aurais bien aimé avoir un chapitre supplémentaire nous expliquant ce qui arrivait aux protagonistes par la suite. Tout cela m'a paru assez abrupte.


En bref, bien que ce ne soit pas un récit parfait, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, que je conseille donc à quiconque, peu importe son âge.

lundi 10 juillet 2017

Becky Albertalli - Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens


 Auteur : Becky Albertalli
Editeur : Ldp
Collection : Ldp Jeunesse
Parution : 12 avril 2017
Pages : 315
EAN-13 : 978-2017010166



Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il « rencontre » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui sinon qu'ils fréquentent le même lycée. Simon commence à être raide dingue de Blue mais cela reste secret. Jusqu'au jour où il commet l'erreur monumentale de laisser ouverte sa session sur l'ordi du lycée. Martin, un de ses camarades de classe, lit ses emails et menace de tout révéler.



J'ai littéralement dévoré ce roman ! Je ne m'attendais pas à l'aimer autant lorsque j'ai commencé ma lecture.

Avant tout, Simon est un personnage terriblement attachant. Il n'est pas parfait, il m'a par moment agacée par certaines de ses réactions mais on s'identifie rapidement à lui. J'ai retrouvé à travers lui une partie de mon adolescence avec toutes ses questions que l'on se pose et la recherche de soi. Cela est d'autant plus compliqué pour lui qu'il est gay dans une société où ce n'est pas la norme. D'ailleurs, j'ai particulièrement aimé sa remarque sur le coming-out : pourquoi les hétérosexuels ne doivent-ils pas annoncer leur sexualité à leur entourage ? Pourquoi seuls les homosexuels auraient à faire leur coming-out ? J'ai personnellement trouvé cela pertinent (toutefois, je ne considère pas que l'on puisse se coller une étiquette ou rentrer parfaitement dans une case... je n'en vois pas la nécessité non plus...).

L'histoire d'amour entre Simon et Blue est toute mignonne. Ce fut très agréable de la découvrir.
L'identité de Blue fut en plus une surprise pour moi, ce qui n'est pas pour bouder mon plaisir.
La fin n'est peut-être pas aussi épique que ce à quoi je m'attendais mais cela n'a tout de même pas été décevant.

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens est une histoire pleine de légèreté et de tendresse qui aborde un thème peu facile à traiter. Cette lecture n'a pas été un coup de cœur mais elle a été très agréable et j'ai passé un très bon moment avec ce livre.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

jeudi 6 juillet 2017

Terry Pratchett - Les Annales du Disque-Monde, Tome 2 : Le huitième sortilège


 Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Collection : Pocket Fantasy
Parution : 28 décembre 2010
Pages : 256
EAN-13 : 978-2266211826


Octogénaire, borgne, chauve et édenté, Cohen le Barbare, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?
Question capitale, car le tissu même du temps et de l’espace est sur le point de passer dans l’essoreuse. Une étoile rouge menace de percuter le Disque-Monde et la survie de celui-ci est entre les mains du sorcier calamiteux : dans son esprit (très) brumeux se tapit en effet le… huitième sortilège !
La suite de l’épopée la plus démente de la fantasy, avec, dans les seconds rôles, une distribution prestigieuse : le Bagage, l’In-Octavo, Herrena la harpie, Kwartz le troll, Trymon l’enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort…



Tout comme pour le tome précédent, c'est toujours un bonheur de retrouver la plume de Terry Pratchett.
Dans celui-ci, on retrouve notre fameux trio : Rincevent, Deuxfleurs et le Bagage (qui est bien un personnage à part entière). A ceux-ci, se rajoutent une multitude de personnages secondaires : la Mort (toujours aussi géniale), Kwartz (qui nous offre un moment assez drôle et épique du roman) ou encore Cohen le barbare auquel le lecteur peut s'attacher au fil des pages.

Tout comme à son habitude, l'auteur traite par le biais de la Fantasy de nombreux sujets dont il fait souvent la critique. Dans ce volume, on explore à la fois le monde des entreprises avec la gestion du personnel sorcier, les contes de notre enfance avec de multitudes de références éparpillées au fil des pages, mais encore l'informatique et le fanatisme religieux (dont le traitement m'a un peu fait penser à Game of Thrones).

Personnellement, j'ai préféré ce volume-ci au précédent. Ma lecture a été bien plus fluide et je me suis beaucoup plus attachée aux protagonistes. J'ai hâte de retrouver Rincevent dans de nouvelles aventures.

jeudi 29 juin 2017

Neal Shusterman - La faucheuse, Tome 1


 Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 16 février 2017
Pages : 504
EAN-13 : 978-2221198674



Les commandements du Faucheur :Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.



Depuis le temps que j'entends parler de ce roman sur la blogosphère et sur Booktube, il fallait bien que je me lance dans cette lecture à un moment ou à un autre et j'ai adoré ! 

L'univers est riche et bien construit, ce qui nous permet de prendre du recul face à notre société actuelle. Personnellement, j'ai toujours trouvé la notion d'immortalité assez effrayante et ce récit m'a plutôt conforté dans cette idée. Les attitudes ont changé avec les grandes avancées médicales. La population ne réagit plus du tout de la même manière et c'est parfois effarant.

De plus, les personnages qui nous sont présentés m'ont vraiment plu. J'ai eu un peu de mal avec Citra au début mais au fil des pages, je l'ai aimé de plus en plus. Néanmoins, j'ai préféré Rowan et ce durant tout ce premier tome. Ce sont deux adolescents assez ordinaires mais je les ai trouvé très attachants.
Les protagonistes secondaires m'ont tout autant plu, en particulier Maître Faraday et Dame Cury. Ces deux figures représentent la bienveillance, la simplicité et une certaine sagesse qui manque parfois à notre société.
Maître Goddard est un personnage détestable mais il apporte un nouvel aspect au récit de l'auteur et j'ai aimé le découvrir pour mieux le détester.

Toutefois, le gros point fort de ce roman reste le scénario. Neal Shusterman arrive à surprendre son lecteur à de très nombreuses reprises. J'ai rarement vu autant de rebondissements et ils arrivent toujours lorsque l'on s'y attend le moins. Le moindre élément peut tout remettre en cause.

En bref, ce fut une lecture très agréable et j'ai été ravie de voir que mon compagnon, qui n'est pas un grand lecteur, a aussi été happé par cette histoire. 
J'ai vraiment hâte de connaître la suite des aventures des faucheurs et j'espère que le tome 2 ne mettra pas trop de temps à sortir.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

jeudi 15 juin 2017

Terry Pratchett - Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La huitième couleur


 Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Collection : Pocket Fantasy
Parution : janvier 2011
Pages : 288
EAN-13 : 978-2266211819


Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue...Oui, c'est le Disque-monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...



Terry Pratchett est l'un de mes auteurs fétiches et c'est toujours un plaisir de le lire. Pour le coup, j'ai décidé de lire (et relire pour certains tomes) toute la saga des Annales du Disque-Monde dans l'ordre de parution.

La huitième couleur est l'une des rares annales où le tome ne se suffit pas à lui-même. En effet, pour terminer le récit, il faut également lire le deuxième volume de la saga. Les autres tomes peuvent se lire comme des one-shots même si on retrouve les mêmes personnages, le même univers et certaines références aux différents tomes. Toutefois, cela ne m'a absolument pas déranger. Il faut laisser du temps à l'auteur pour instaurer son univers si riche.

Ce premier volume est avant tout la présentation du fameux Disque sur plusieurs aspects : la géographie, les différents peuples, la religion, ... Terry Pratchett met en place son univers en mettant en avant des personnages piliers de cette saga  comme Rincevent (que j'affectionne particulièrement), le Patricien ou encore la Mort (gros béguin pour ce personnage).

Dans cet épisode, Terry Pratchett parodie des lieux communs de la Fantasy, en exagérant notamment le trait de certains aspects. Par exemple, les héros sont représentés comme des brutes épaisses sans cervelle.
Cependant, l'auteur ne s'arrête pas à cela car, au travers de l'histoire qui nous est contée, il met en lumière certaines critiques que l'on peut faire à notre société contemporaine. Ainsi, on retrouve une caricature parfaite du touriste avec Deuxfleurs.

En bref, pour moi, les romans de Terry Pratchett sont incontournables. La huitième couleur n'est pas mon tome préféré de la saga mais c'est toujours un régal de me retrouver plongée dans cet univers. J'ai déjà hâte de lire la suite.

lundi 5 juin 2017

Manu Larcenet - Le combat ordinaire


Dessinateur / Auteur : Manu Larcenet
Éditeur : Dargaud
Parution : 13 novembre 2014
Pages : 230
EAN-13 : 978-2205073775


Marco, jeune photographe de guerre, écoeuré par la vision de trop d'horreurs, se retire du monde avec son chat pour essayer de se reconstruire. Sur cette simple trame, Manu Larcenet tisse l'une des plus belles pages de la bande dessinée des dix dernières années, une réflexion unique sur le passage à l'âge adulte, l'acceptation de soi et notre rapport au monde.




Je ne m'attendais pas à aimer autant cette bande-dessinée. Celle-ci m'a été offerte à l'occasion de mon dernier anniversaire et je remercie sincèrement mon ami pour m'avoir fait ce beau cadeau qui fut une incroyable découverte.

Le combat ordinaire raconte finalement le combat de chacun face à la vie. Il n'y a rien de particulièrement extraordinaire dans le récit qui nous est raconté, c'est un aspect que j'ai énormément aimé. L'histoire n'est pas que drôle ou triste, c'est un mélange de cela. Cette histoire est juste et vraie. On suit l'initiation de Marco sur plusieurs plans.
Manu Larcenet aborde une multitude de thèmes dans cette série : les relations filiales, la peur de s'engager, la psychanalyse, la guerre d'Algérie, la politique, etc.

Le style de dessin de Manu Larcenet m'a beaucoup plu. Il peut paraître "simple" au premier abord mais il s'avère très travaillé et détaillé.


J'ai eu l'impression que le coup de crayon évoluait en même temps que Marco, le protagoniste principal. Les scènes de la vie quotidienne étaient empreintes de douceur, notamment avec le choix des couleurs, tandis que d'autres scènes étaient plus violentes et dynamiques. Les crises d'angoisse sont un parfait exemple puisqu'elles sont en rouge et en noir.


En bref, je conseille vivement cette série de bande-dessinée qui est un véritable bijou. J'essaye d'en dire le moins possible car c'est un ouvrage à découvrir sans plus d'information. Lisez et savourez ce bel ouvrage !

dimanche 4 juin 2017

Bernard Werber - Demain les chats


 Auteur : Bernard Werber
Editeur : Albin Michel
Parution : 28 septembre 2016
Pages : 309
EAN-13 : 978-2226392053



A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.



Demain les chats est mon premier roman de Bernard Werber et ce fut une belle découverte.

Ce qui m'a, en premier lieu, attirer dans cet ouvrage, ce sont bien évidemment les chats. Mes parents en ont depuis longtemps et j'en possède moi-même deux avec mon compagnon. On peut donc dire que je commence bien à les connaître.

L'auteur commence son histoire d'une façon attendue pour ma part. En revanche, le récit prend finalement une tournure qui m'a surprise au fil des pages. Je ne m'attendais pas à ce que les thèmes du terrorisme et de la guerre soient aussi développés. Cette seconde partie du roman n'est malheureusement pas la meilleure et je l'ai trouvé parfois maladroite. C'est ce qui a rendu ma lecture plus mitigée sur la fin.

Ce roman m'aura appris beaucoup de choses et Bernard Werber pousse sans cesse le lecteur à la réflexion. Il aborde des thèmes d'actualité qui trouvent forcément écho chez chacun de nous.
L'auteur met énormément l'accent sur l'importance de la communication, que ce soit entre membres de la même espèce ou entre inter-espèces. Bastet est le symbole-même de cette volonté dès le début du roman. C'est cet aspect qui manque à Pythagore selon moi. Même s'il est porteur de connaissance et ne voit pas la communication de la même manière que Bastet.

Demain les chats m'incite encore plus à découvrir les autres oeuvres de Bernard Werber. Je ne pense pas que ce soit son meilleur roman mais c'est un bon avant-goût. J'ai passé un bon moment de lecture et j'ai pu prendre du recul sur notre société actuelle et sur ma propre personne, je n'en demandais pas autant.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

samedi 27 mai 2017

Mathieu Bablet - Shangri-La


Dessinateur / Auteur : Mathieu Bablet
Éditeur : Ankama
Collection : Ankama Bd
Parution : 2 septembre 2016
Pages : 222
EAN-13 : 978-2359109696


Ce qu'il reste de l'humanité vit à bord d'une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-La, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière.




Parler de Shangri-La est extrêmement compliqué. Mathieu Bablet utilise une narration assez particulière. On peut considérer que le récit est divisé en trois parties mais qui ne se suivent pas de façon chronologique. Cela est audacieux mais cela peut surtout déstabiliser le lecteur.

Ce qui m'a principalement plu dans cet ouvrage est la multitude de thèmes abordés qui s'entremêlent au fil des pages : la société de consommation, les expériences génétiques, l'Homme qui se prend pour Dieu, le racisme, la manipulation des populations, etc. On peut découvrir cette histoire et l'apprécier en lisant au premier degré mais dès que l'on commence à creuser un tout petit peu, on se rend rapidement compte des différents niveaux de lecture qu'il peut y avoir et combien cela est intéressant.

En plus de cette richesse scénaristique, on ne peut pas passer à côté des graphismes éblouissants. Mathieu Bablet aime soigner ses ambiances et ses décors, en jouant notamment avec l'espace de ses cases. Le dessin est précis et détaillé, avec des décors très variés qui ont leur importance.


La seule faiblesse que j'ai rencontré avec le style de l'auteur est la manière qu'il a de représenter les personnages. En effet, par moment, j'ai eu du mal à distinguer Scott et Virgile et les émotions n'étaient pas forcément retranscrit au mieux sur les visages.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails dans cette chronique car cet bande-dessinée nécessite vraiment qu'on la découvre entièrement lors de sa lecture pour vraiment en apprécier toutes ses facettes.
Personnellement, cette oeuvre m'a remué et je ne suis pas sortie de ma lecture indemne. Encore aujourd'hui, quelques jours après ma lecture, cette histoire ne cesse de rester dans mon esprit. Cela n'a pas été un coup de cœur mais cet ouvrage reste dans le top de mes lectures de 2017 pour le moment. Ce fut une merveilleuse découverte qui me permet de réfléchir sur notre société actuelle et sur notre avenir.