samedi 15 juillet 2017

Malika Ferdjoukh - Chaque soir à 11 heures


 Auteur : Malika Ferdjoukh
Editeur : Flammarion
Collection : Flammarion Jeunesse
Parution : 12 octobre 2016
Pages : 408
EAN-13 : 978-2081392816


Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée.
Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix...



Je tiens tout d'abord à remercier la maison d'édition Flammarion pour cet envoi !

Lorsque j'ai commencé ma lecture, je m'attendais à un récit centré sur une romance où l'héroïne devrait faire un choix entre deux jeunes hommes. Or, cela n'a pas vraiment été le cas. L'histoire que nous offre Malika Ferdjoukh tient plus du policier que de la romance. Moi qui ne suit pas particulièrement friande de ce dernier (et en particulier des triangles amoureux), j'en étais ravie.

Les personnages créés par l'auteur sont assez attachants, tout particulièrement Willa et Edern (ou même la famille Fils-Alberne). Toutefois, je regrette que certains personnages soient aussi caricaturaux. Le personnage de Fran en est un parfait exemple selon moi.

On rentre également très vite dans l'histoire et on souhaite en connaître plus sur les mystères qui entoure la bâtisse Fausse-Malice. L'auteur nous démontre que la littérature Jeunesse ne veut pas dire que l'on prend le lecteur pour un idiot. C'est un aspect que j'ai énormément apprécié.
Même si j'ai vu le dénouement arrivé de loin, ma lecture a été très agréable. Les multiples références culturelles qui parsèment le récit y sont notamment pour quelque chose.

Néanmoins, lorsque j'ai lu le point final de cette histoire, j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose. J'aurais bien aimé avoir un chapitre supplémentaire nous expliquant ce qui arrivait aux protagonistes par la suite. Tout cela m'a paru assez abrupte.


En bref, bien que ce ne soit pas un récit parfait, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, que je conseille donc à quiconque, peu importe son âge.

lundi 10 juillet 2017

Becky Albertalli - Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens


 Auteur : Becky Albertalli
Editeur : Ldp
Collection : Ldp Jeunesse
Parution : 12 avril 2017
Pages : 315
EAN-13 : 978-2017010166



Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il « rencontre » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui sinon qu'ils fréquentent le même lycée. Simon commence à être raide dingue de Blue mais cela reste secret. Jusqu'au jour où il commet l'erreur monumentale de laisser ouverte sa session sur l'ordi du lycée. Martin, un de ses camarades de classe, lit ses emails et menace de tout révéler.



J'ai littéralement dévoré ce roman ! Je ne m'attendais pas à l'aimer autant lorsque j'ai commencé ma lecture.

Avant tout, Simon est un personnage terriblement attachant. Il n'est pas parfait, il m'a par moment agacée par certaines de ses réactions mais on s'identifie rapidement à lui. J'ai retrouvé à travers lui une partie de mon adolescence avec toutes ses questions que l'on se pose et la recherche de soi. Cela est d'autant plus compliqué pour lui qu'il est gay dans une société où ce n'est pas la norme. D'ailleurs, j'ai particulièrement aimé sa remarque sur le coming-out : pourquoi les hétérosexuels ne doivent-ils pas annoncer leur sexualité à leur entourage ? Pourquoi seuls les homosexuels auraient à faire leur coming-out ? J'ai personnellement trouvé cela pertinent (toutefois, je ne considère pas que l'on puisse se coller une étiquette ou rentrer parfaitement dans une case... je n'en vois pas la nécessité non plus...).

L'histoire d'amour entre Simon et Blue est toute mignonne. Ce fut très agréable de la découvrir.
L'identité de Blue fut en plus une surprise pour moi, ce qui n'est pas pour bouder mon plaisir.
La fin n'est peut-être pas aussi épique que ce à quoi je m'attendais mais cela n'a tout de même pas été décevant.

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens est une histoire pleine de légèreté et de tendresse qui aborde un thème peu facile à traiter. Cette lecture n'a pas été un coup de cœur mais elle a été très agréable et j'ai passé un très bon moment avec ce livre.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

jeudi 6 juillet 2017

Terry Pratchett - Les Annales du Disque-Monde, Tome 2 : Le huitième sortilège


 Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Collection : Pocket Fantasy
Parution : 28 décembre 2010
Pages : 256
EAN-13 : 978-2266211826


Octogénaire, borgne, chauve et édenté, Cohen le Barbare, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?
Question capitale, car le tissu même du temps et de l’espace est sur le point de passer dans l’essoreuse. Une étoile rouge menace de percuter le Disque-Monde et la survie de celui-ci est entre les mains du sorcier calamiteux : dans son esprit (très) brumeux se tapit en effet le… huitième sortilège !
La suite de l’épopée la plus démente de la fantasy, avec, dans les seconds rôles, une distribution prestigieuse : le Bagage, l’In-Octavo, Herrena la harpie, Kwartz le troll, Trymon l’enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort…



Tout comme pour le tome précédent, c'est toujours un bonheur de retrouver la plume de Terry Pratchett.
Dans celui-ci, on retrouve notre fameux trio : Rincevent, Deuxfleurs et le Bagage (qui est bien un personnage à part entière). A ceux-ci, se rajoutent une multitude de personnages secondaires : la Mort (toujours aussi géniale), Kwartz (qui nous offre un moment assez drôle et épique du roman) ou encore Cohen le barbare auquel le lecteur peut s'attacher au fil des pages.

Tout comme à son habitude, l'auteur traite par le biais de la Fantasy de nombreux sujets dont il fait souvent la critique. Dans ce volume, on explore à la fois le monde des entreprises avec la gestion du personnel sorcier, les contes de notre enfance avec de multitudes de références éparpillées au fil des pages, mais encore l'informatique et le fanatisme religieux (dont le traitement m'a un peu fait penser à Game of Thrones).

Personnellement, j'ai préféré ce volume-ci au précédent. Ma lecture a été bien plus fluide et je me suis beaucoup plus attachée aux protagonistes. J'ai hâte de retrouver Rincevent dans de nouvelles aventures.

jeudi 29 juin 2017

Neal Shusterman - La faucheuse, Tome 1


 Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 16 février 2017
Pages : 504
EAN-13 : 978-2221198674



Les commandements du Faucheur :Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.



Depuis le temps que j'entends parler de ce roman sur la blogosphère et sur Booktube, il fallait bien que je me lance dans cette lecture à un moment ou à un autre et j'ai adoré ! 

L'univers est riche et bien construit, ce qui nous permet de prendre du recul face à notre société actuelle. Personnellement, j'ai toujours trouvé la notion d'immortalité assez effrayante et ce récit m'a plutôt conforté dans cette idée. Les attitudes ont changé avec les grandes avancées médicales. La population ne réagit plus du tout de la même manière et c'est parfois effarant.

De plus, les personnages qui nous sont présentés m'ont vraiment plu. J'ai eu un peu de mal avec Citra au début mais au fil des pages, je l'ai aimé de plus en plus. Néanmoins, j'ai préféré Rowan et ce durant tout ce premier tome. Ce sont deux adolescents assez ordinaires mais je les ai trouvé très attachants.
Les protagonistes secondaires m'ont tout autant plu, en particulier Maître Faraday et Dame Cury. Ces deux figures représentent la bienveillance, la simplicité et une certaine sagesse qui manque parfois à notre société.
Maître Goddard est un personnage détestable mais il apporte un nouvel aspect au récit de l'auteur et j'ai aimé le découvrir pour mieux le détester.

Toutefois, le gros point fort de ce roman reste le scénario. Neal Shusterman arrive à surprendre son lecteur à de très nombreuses reprises. J'ai rarement vu autant de rebondissements et ils arrivent toujours lorsque l'on s'y attend le moins. Le moindre élément peut tout remettre en cause.

En bref, ce fut une lecture très agréable et j'ai été ravie de voir que mon compagnon, qui n'est pas un grand lecteur, a aussi été happé par cette histoire. 
J'ai vraiment hâte de connaître la suite des aventures des faucheurs et j'espère que le tome 2 ne mettra pas trop de temps à sortir.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

jeudi 15 juin 2017

Terry Pratchett - Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La huitième couleur


 Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Collection : Pocket Fantasy
Parution : janvier 2011
Pages : 288
EAN-13 : 978-2266211819


Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue...Oui, c'est le Disque-monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...



Terry Pratchett est l'un de mes auteurs fétiches et c'est toujours un plaisir de le lire. Pour le coup, j'ai décidé de lire (et relire pour certains tomes) toute la saga des Annales du Disque-Monde dans l'ordre de parution.

La huitième couleur est l'une des rares annales où le tome ne se suffit pas à lui-même. En effet, pour terminer le récit, il faut également lire le deuxième volume de la saga. Les autres tomes peuvent se lire comme des one-shots même si on retrouve les mêmes personnages, le même univers et certaines références aux différents tomes. Toutefois, cela ne m'a absolument pas déranger. Il faut laisser du temps à l'auteur pour instaurer son univers si riche.

Ce premier volume est avant tout la présentation du fameux Disque sur plusieurs aspects : la géographie, les différents peuples, la religion, ... Terry Pratchett met en place son univers en mettant en avant des personnages piliers de cette saga  comme Rincevent (que j'affectionne particulièrement), le Patricien ou encore la Mort (gros béguin pour ce personnage).

Dans cet épisode, Terry Pratchett parodie des lieux communs de la Fantasy, en exagérant notamment le trait de certains aspects. Par exemple, les héros sont représentés comme des brutes épaisses sans cervelle.
Cependant, l'auteur ne s'arrête pas à cela car, au travers de l'histoire qui nous est contée, il met en lumière certaines critiques que l'on peut faire à notre société contemporaine. Ainsi, on retrouve une caricature parfaite du touriste avec Deuxfleurs.

En bref, pour moi, les romans de Terry Pratchett sont incontournables. La huitième couleur n'est pas mon tome préféré de la saga mais c'est toujours un régal de me retrouver plongée dans cet univers. J'ai déjà hâte de lire la suite.

lundi 5 juin 2017

Manu Larcenet - Le combat ordinaire


Dessinateur / Auteur : Manu Larcenet
Éditeur : Dargaud
Parution : 13 novembre 2014
Pages : 230
EAN-13 : 978-2205073775


Marco, jeune photographe de guerre, écoeuré par la vision de trop d'horreurs, se retire du monde avec son chat pour essayer de se reconstruire. Sur cette simple trame, Manu Larcenet tisse l'une des plus belles pages de la bande dessinée des dix dernières années, une réflexion unique sur le passage à l'âge adulte, l'acceptation de soi et notre rapport au monde.




Je ne m'attendais pas à aimer autant cette bande-dessinée. Celle-ci m'a été offerte à l'occasion de mon dernier anniversaire et je remercie sincèrement mon ami pour m'avoir fait ce beau cadeau qui fut une incroyable découverte.

Le combat ordinaire raconte finalement le combat de chacun face à la vie. Il n'y a rien de particulièrement extraordinaire dans le récit qui nous est raconté, c'est un aspect que j'ai énormément aimé. L'histoire n'est pas que drôle ou triste, c'est un mélange de cela. Cette histoire est juste et vraie. On suit l'initiation de Marco sur plusieurs plans.
Manu Larcenet aborde une multitude de thèmes dans cette série : les relations filiales, la peur de s'engager, la psychanalyse, la guerre d'Algérie, la politique, etc.

Le style de dessin de Manu Larcenet m'a beaucoup plu. Il peut paraître "simple" au premier abord mais il s'avère très travaillé et détaillé.


J'ai eu l'impression que le coup de crayon évoluait en même temps que Marco, le protagoniste principal. Les scènes de la vie quotidienne étaient empreintes de douceur, notamment avec le choix des couleurs, tandis que d'autres scènes étaient plus violentes et dynamiques. Les crises d'angoisse sont un parfait exemple puisqu'elles sont en rouge et en noir.


En bref, je conseille vivement cette série de bande-dessinée qui est un véritable bijou. J'essaye d'en dire le moins possible car c'est un ouvrage à découvrir sans plus d'information. Lisez et savourez ce bel ouvrage !

dimanche 4 juin 2017

Bernard Werber - Demain les chats


 Auteur : Bernard Werber
Editeur : Albin Michel
Parution : 28 septembre 2016
Pages : 309
EAN-13 : 978-2226392053



A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.



Demain les chats est mon premier roman de Bernard Werber et ce fut une belle découverte.

Ce qui m'a, en premier lieu, attirer dans cet ouvrage, ce sont bien évidemment les chats. Mes parents en ont depuis longtemps et j'en possède moi-même deux avec mon compagnon. On peut donc dire que je commence bien à les connaître.

L'auteur commence son histoire d'une façon attendue pour ma part. En revanche, le récit prend finalement une tournure qui m'a surprise au fil des pages. Je ne m'attendais pas à ce que les thèmes du terrorisme et de la guerre soient aussi développés. Cette seconde partie du roman n'est malheureusement pas la meilleure et je l'ai trouvé parfois maladroite. C'est ce qui a rendu ma lecture plus mitigée sur la fin.

Ce roman m'aura appris beaucoup de choses et Bernard Werber pousse sans cesse le lecteur à la réflexion. Il aborde des thèmes d'actualité qui trouvent forcément écho chez chacun de nous.
L'auteur met énormément l'accent sur l'importance de la communication, que ce soit entre membres de la même espèce ou entre inter-espèces. Bastet est le symbole-même de cette volonté dès le début du roman. C'est cet aspect qui manque à Pythagore selon moi. Même s'il est porteur de connaissance et ne voit pas la communication de la même manière que Bastet.

Demain les chats m'incite encore plus à découvrir les autres oeuvres de Bernard Werber. Je ne pense pas que ce soit son meilleur roman mais c'est un bon avant-goût. J'ai passé un bon moment de lecture et j'ai pu prendre du recul sur notre société actuelle et sur ma propre personne, je n'en demandais pas autant.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

samedi 27 mai 2017

Mathieu Bablet - Shangri-La


Dessinateur / Auteur : Mathieu Bablet
Éditeur : Ankama
Collection : Ankama Bd
Parution : 2 septembre 2016
Pages : 222
EAN-13 : 978-2359109696


Ce qu'il reste de l'humanité vit à bord d'une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-La, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière.




Parler de Shangri-La est extrêmement compliqué. Mathieu Bablet utilise une narration assez particulière. On peut considérer que le récit est divisé en trois parties mais qui ne se suivent pas de façon chronologique. Cela est audacieux mais cela peut surtout déstabiliser le lecteur.

Ce qui m'a principalement plu dans cet ouvrage est la multitude de thèmes abordés qui s'entremêlent au fil des pages : la société de consommation, les expériences génétiques, l'Homme qui se prend pour Dieu, le racisme, la manipulation des populations, etc. On peut découvrir cette histoire et l'apprécier en lisant au premier degré mais dès que l'on commence à creuser un tout petit peu, on se rend rapidement compte des différents niveaux de lecture qu'il peut y avoir et combien cela est intéressant.

En plus de cette richesse scénaristique, on ne peut pas passer à côté des graphismes éblouissants. Mathieu Bablet aime soigner ses ambiances et ses décors, en jouant notamment avec l'espace de ses cases. Le dessin est précis et détaillé, avec des décors très variés qui ont leur importance.


La seule faiblesse que j'ai rencontré avec le style de l'auteur est la manière qu'il a de représenter les personnages. En effet, par moment, j'ai eu du mal à distinguer Scott et Virgile et les émotions n'étaient pas forcément retranscrit au mieux sur les visages.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails dans cette chronique car cet bande-dessinée nécessite vraiment qu'on la découvre entièrement lors de sa lecture pour vraiment en apprécier toutes ses facettes.
Personnellement, cette oeuvre m'a remué et je ne suis pas sortie de ma lecture indemne. Encore aujourd'hui, quelques jours après ma lecture, cette histoire ne cesse de rester dans mon esprit. Cela n'a pas été un coup de cœur mais cet ouvrage reste dans le top de mes lectures de 2017 pour le moment. Ce fut une merveilleuse découverte qui me permet de réfléchir sur notre société actuelle et sur notre avenir.

dimanche 21 mai 2017

Nicola Yoon - Everything, everything


 Auteur : Nicola Yoon
Editeur : Bayard Jeunesse
Parution : 6 avril 2016
Pages : 360
EAN-13 : 978-2747052788


Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Je lorgne sur ce roman depuis sa sortie et pourtant, ce n'est que maintenant que je me lance dans sa lecture. J'ai littéralement dévoré ce récit ! En une après-midi, ma lecture était déjà terminée, ce qui veut dire beaucoup de choses.

L'objet-livre est sublime. Sa couverture me plaît énormément et j'ai beaucoup aimé retrouver au fil des pages des dessins, des schémas, des listes ou encore des tableaux. Cela participe à la dynamique du roman.

Quant à l'histoire, elle est toute mignonne avec ses deux personnages, Madeline et Olly, qui se découvrent petit à petit pour finalement tomber amoureux. Leur relation est assez prévisible et comporte malheureusement certains clichés. Toutefois, on échappe à la niaiserie que j'appréhendais. Il est difficile de ne pas trouver Olly et Madeline attendrissants et touchants, surtout dans un contexte si particulier.
L'auteur arrive à traiter d'un sujet délicat, celui de la maladie, avec une grande simplicité. Madeline m'est apparu comme quelqu'un de fort et de mature... sauf vers la fin, où je n'ai pas pu m'empêcher de la trouver tout de même un peu égoïste.
La fin était vraiment inattendue. J'ai été très surprise par la tournure que prenait l'histoire. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler ceux qui n'ont pas encore lu ce roman, néanmoins, je suis ouverte à la discussion.

En bref, Everything, everything fut une lecture rapide pleine de simplicité et de tendresse. Ce n'est pas un coup de cœur mais cela restera un agréable moment de lecture.

mercredi 10 mai 2017

Isabelle Sorente - La faille


 Auteur : Isabelle Sorente
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Parution : 16 mars 2017
Pages : 480
EAN-13 : 978-2070469719



Lucie Scalbert et Mina Liéger se recroisent après s'être perdues de vue pendant vingt ans. Lucie, qui était alors promise à un brillant avenir de comédienne, n'est plus désormais que l'ombre d'elle-même et Mina comprend que c'est à cause de l'emprise de son mari.



Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Gallimard pour m'avoir envoyé ce livre.

Cette chronique est très difficile pour moi à rédiger. Même après avoir fini cette lecture, je ne sais pas comment me positionner face à ce récit. Néanmoins, je vais essayer de faire de mon mieux.

Ce qui m'a, en premier lieu, attiré dans ce livre, c'est le thème qui y est abordé : l'emprise. L'auteur réussit à nous montrer comment une personne peut nous manipuler en utilisant nos faiblesses et de quelle manière cela peut devenir difficile de se sortir d'une telle situation. Au fil des pages, Isabelle Sorente nous pousse à la réflexion et nous montre toute la complexité de l'être humaine. Ce roman traite des relations humaines et la manière dont on perçoit les autres ou encore soi-même.

La faille est un récit dense et compliqué à appréhender. La lecture peut être laborieuse à certains moments car l'histoire nous prend aux tripes et est très intimiste. L'auteur a réussi à créer une ambiance qui devient de plus en plus oppressante, ce qui m'a parfois mis mal à l'aise.

Malheureusement, ce roman m'a parfois semblé long et cette lenteur rend mon avis mitigé.
Le thème et la manière dont Isabelle Sorente l'aborde sont très intéressant mais je n'arrive pas encore à définir cette lecture. Il me faut peut-être encore un peu de temps pour prendre plus de recul face à cette lecture.

mardi 9 mai 2017

S. N. Lemoing - Shewolf, Tome 1 : L'apprivoisement


 Auteur : S. N. Lemoing
Editeur : Autoédité
Parution : 5 novembre 2016
Pages : 218
EAN-13 : 978-1539948940


Stéphanie est une jeune femme comme une autre, jusqu'au soir où elle se fait enlever par un serial killer. Elle tente désespérément de s'enfuir quand une mystérieuse créature la mord à la jambe ...


Avant toute chose, je tiens à remercier Livraddict et S. N. Lemoing pour l'envoi de ce roman.

J'ai trouvé que le début avait un peu de mal à démarrer. On découvre Stéphanie, sa vie... ou son absence de vie en fait... L'auteur insiste beaucoup sur cet aspect du personnage. Stéphanie n'a plus de petit-ami, elle s'est éloignée de ses amies et j'ai eu du mal à saisir pourquoi cela était autant mis en avant.

En revanche, à partir de son agression, le rythme s'emballe et cela m'a beaucoup plu. L'idée du serial-killer et de ce qui lui arrive était très bonne (No spoilers mais ceux qui auront lu ce premier tome me comprendront).
Stéphanie découvre sa nouvelle condition, un nouvel univers, de nouvelles personnes mais surtout elle finit petit à petit par se découvrir elle-même.
Ce premier tome pose vraiment les bases de l'univers créé par S. N. Lemoing. Sa plume est simple et fluide, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai terminé ce récit très rapidement.

En bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture et je me jetterai sans hésiter sur la suite. L'auteur nous laisse sur un suspens insoutenable. Je n'ai qu'une envie : savoir pourquoi la scène finale s'est déroulée et que se passe-t-il ensuite !
Shewolf est une lecture rapide et agréable qui plaira certainement aux personnes aimant le mythe du loup-garou.

dimanche 7 mai 2017

Jim Fergus - Mille femmes blanches


 Auteur : Jim Fergus
Editeur : Pocket
Parution : 5 mai 2011
Pages : 506
EAN-13 : 978-2266217460


En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption...



La première fois que j'ai entendu parler de Mille femmes blanches, c'était il y a bien longtemps. Son propos m'avait intéressé mais je n'avais pas encore eu l'occasion de l'avoir entre mes mains. C'est chose faite aujourd'hui !

Le style de l'auteur est efficace car le lecteur entre facilement dans l'ambiance du roman. Suivre ces femmes d'horizon très différents fut très intéressant. On apprend énormément de cette confrontation de deux cultures, même si cela est parfois ponctué d'horreurs. La fin est, par ailleurs, bouleversante.
Je me suis un peu attachée à certains personnages, comme Little Wolf, mais j'ai trouvé que certains protagonistes étaient trop caricaturaux pour que l'on s'attache réellement à eux.

Le grand point négatif de ce roman est sans conteste les longueurs, qui sont bien trop présentes. Certains sujets abordés prenaient beaucoup trop de place dans le récit au détriment d'autres, dont j'aurais aimé plus de développement.
C'est pourquoi je ressors de cette lecture vraiment mitigée.

C'est donc loin d'être un coup de cœur pour ma part. Une suite est sortie récemment mais je ne suis pas sûre de la lire (ou alors pas tout de suite).

samedi 22 avril 2017

John Irving - Une prière pour Owen



 Auteur : John Irving
Editeur : Points
Parution : 6 septembre 1995
Pages : 736
EAN-13 : 978-2020257794


Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?



J'ai débuté cette lecture sans connaître un seul élément de l'histoire et je dois avouer que la taille de cette petite brique me rebutait légèrement.
Au fil des pages, je découvrais des tranches de vie sur plusieurs années différentes. Au départ, cela me laissa perplexe car je ne voyais pas où l'auteur voulait nous amener... et pourtant ! Plus j’avançais dans ma lecture, plus le dessein de l'auteur m'apparut et j'ai trouvé cela très intelligent. Au cours du récit, John Irving distille plusieurs éléments qui auront une grande importance plus tard dans l'histoire. La fin est très bien écrite.

Un des points forts de ce roman est ses personnages. L'histoire suit John Wheelwright, auquel je me suis attachée au fil des pages. Je l'ai trouvé touchant dans ses réactions, même si parfois je trouvais qu'il "subissait" un peu trop les choses.
John est entourée par une famille dont les membres sont tous marquants à leur manière. J'ai eu un coup de cœur pour sa grand-mère. En revanche, j'ai eu du mal à cerner Hester : je l'ai trouvé parfois touchante et d'autres fois je ne l'ai pas comprise.
Enfin, le personnage central de ce roman : Owen Meany. Il se caractérise autant par son physique particulier (et sa voix surtout) que par sa personnalité forte. J'ai beaucoup aimé ce personnage, même si je ne partageais pas toujours ses opinions et ses actions. Avec John, ils forme un duo atypique mais surtout complémentaire qui fonctionne très bien. Une prière pour Owen est un roman qui retrace avant tout leur amitié.

D'autres sujets sont également abordés par John Irving.
La religion est, en effet, omniprésente dans le récit. J'avoue que cela m'a perdu à certains moments, en particulier sur les différentes formes de la chrétienté. Toutefois, l'auteur parle de la religion avec beaucoup d'ironie et de recul. Il incite le lecteur à réfléchir sur la question et à faire sa propre opinion sur le sujet.
Autre thème fort de cette histoire : les Etats-Unis. Au fil du temps, on nous livre une fresque historique du pays sous le regard critique des différents personnages. On évoque ainsi les différents présidents, les scandales de l'époque, la politique internationale ou encore la guerre du Vietnam.

Une prière pour Owen est mon premier roman de John Irving. Même si la lecture a été longue, je n'hésiterai pas à lire une autre de ses œuvres car j'ai passé un bon moment de lecture.

mardi 28 mars 2017

Top Ten Tuesday n°104

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par le blog Frogzine.

Cette semaine, le thème est : les 10 romans que vous avez lus durant la première année de vie de votre blog.

Voici mon Top 10 :

     1 - Arlington Park de Rachel Cusk.

     2 - La marche de Radetzky de Joseph Roth.

     3 - Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier.

     4 - Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti.

     5 - La ligne verte de Stephen King.

     6 - Innocenti d'Eric Descamps.

     7 - 1Q84 de Haruki Murakami.

     8 - L'étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Robert Louis Stevenson.

     9 - Annabel de Kathleen Winter.

    10 - Dôme de Stephen King.