lundi 31 octobre 2016

Jean-Marc Rochette et Lob - Transperceneige, Tome 1 : L'échappé


 Auteur : Lob
Dessinateur : Jean-Marc Rochette
 Éditeur : Casterman
Parution : juillet 2000
Pages : 110
EAN-13 : 978-2203334793



Après un cataclysme climatique, les survivants de l'espèce humaine sont enfermés dans un train gigantesque qui roule éternellement. Ce train est très hiérarchisé, avec des wagons dorés en tête où vit l'aristocratie, jusqu'aux wagons des pauvres en fin de convoi. Des wagons militaires assurent la sécurité et des wagons potagers l'alimentation. Le héros, Proloff, issu des wagons de queue, remonte le train afin de comprendre la situation, suite à des événements horribles qu'il refuse d'évoquer à ses interlocuteurs.



Je n'avais jamais entendu parlé de ce comics avant le film et même à la sortie de ce dernier, je ne savais même pas qu'il s'agissait d'une adaptation. Ce n'est qu'en tombant par hasard dessus en librairie que j'ai appris son existence. Ayant beaucoup aimé le film, je n'ai pas tardé à l'emprunter à la bibliothèque.


J'ai trouvé cette histoire très sombre et le final très pessimiste n'a fait que me conforter dans cet avis. Si vous souhaitiez une lecture pleine de bons sentiments, passez votre chemin.
Malgré cela, j'ai trouvé cette histoire très intéressante. L'auteur nous offre une vision parmi tant d'autres de ce que l'on pourrait considérer comme la fin du monde (ou du moins tel que nous le connaissons). On y voit, en effet, comment notre société pourrait se métamorphoser dans de telles circonstances. Cela fait d'ailleurs froid dans le dos par son aspect réaliste car ce qui est raconté n'est pas invraisemblable ou inimaginable.
Un des aspects qui m'a vraiment plu est la réflexion sur l'apparition du changement climatique (pas de spoilers, rassurez-vous !). J'aurais même souhaité que ce point soit plus creusé, plus approfondi. Peut-être est-ce un choix de l'auteur de ne pas trop nous en dire afin de garder le mystère sur le sujet ? Ou est-ce évoqué de nouveau dans la suite ?
D'ailleurs, je ne sais pas du tout de quoi traite cette suite. En lisant ce comics, vous comprendrez ma perplexité.

Le seul bémol que j'ai trouvé dans ma lecture est la rapidité de l'histoire. J'aurais souhaité en savoir plus sur pas mal de choses : les personnages, le mode de vie des wagons, etc. Certains points ne sont que survolés et cela m'a un peu frustré.

En bref, ce fut une bonne lecture malgré quelques petits défauts. Je n'hésiterai pas à emprunter la suite.

dimanche 23 octobre 2016

Charles Burns - Black Hole


 Auteur et dessinateur : Charles Burns
 Éditeur : Delcourt
Collection : Contrebande
Parution : novembre 2006
Pages : 375
EAN-13 : 978-2756003795



Dans une petite ville américaine, une étrange maladie fait son apparition. Ce mal, vite baptisé « la Crève », affecte exclusivement la population adolescente. Les symptômes, aussi variés qu’imprévisibles, provoquent parfois d’ignobles mutations. Rapidement, les pestiférés s’isolent et tentent de vivre avec cette maladie venue de nulle part…



J'ai énormément entendu parler de Black Hole et cela faisait longtemps qu'il me tentait. Finalement, je suis tombée dessus à la bibliothèque et je n'ai pas voulu rater cette occasion.

Cela a été une véritable claque ! J'ai eu beaucoup de mal à le lâcher malgré ses nombreuses pages.
Je conçois que l'histoire et les dessins rebutent certains. A mon avis, avec Black Hole, ça passe ou ça casse. Avec moi, ça l'a fait totalement !

Avant tout, j'ai trouvé que l'adolescence y était très bien retranscrite, que ce soit par les étapes par lesquelles passent les personnages (premiers émois amoureux, les beuveries, etc.) que par leurs émotions. Le mal-être adolescent y est parfaitement traduit, parfois de façon subtile et métaphorique. Par ailleurs, j'ai remarqué la quasi absence des parents dans ce comics, un fait qui n'est pas sans rappeler l'adolescence puisque l'on chercher à s'éloigner des parents et de leur autorité.



A cela, se rajoute la fameuse "crève" : une maladie d'origine inconnue et qui ne semble toucher que les adolescents. Selon mon interprétation personnelle, cela peut désigner deux choses : la transition vers l'âge adulte et le Sida.
L'histoire se déroule dans les années 1970 et donc dans un contexte totalement différent de l'actualité. Les personnages ne font pas attention à la contraception et la maladie se propage. Ceux qui sont atteints par cette maladie se retrouvent alors isolés, rejetés et incompris, ce qui n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé également dans notre société avec le Sida (et qui malheureusement se passe encore...).

Tous ces éléments apportent une réflexion sur notre société mais également sur nous-même. Même après plusieurs jours, cette lecture m'a fait réfléchir sur une multitude de choses.
Je sais que beaucoup auront du mal avec cet univers mais je conseille vivement ce comics qui est magistral tant dans le dessin que dans le scénario.



J.-H. Rosny Aîné - La guerre du feu


 Auteur : J.H. Rosny Aîné
Editeur : Milady
Parution : octobre 2012
Pages : 198
EAN-13 : 978-2820506696


Il y a peut-être cent mille ans... Depuis des générations, la tribu des Oulhamrs vit dans le confort que lui donne le Feu. Mais s'ils savent le conserver, ils sont incapables de l'allumer. Et quand un jour, au cours d'un affrontement, les cages sont détruites, c'est la catastrophe: ils seront de nouveau les proies du froid et de la nuit. Le chef Faouhm promet alors sa nièce Gammla et le commandement de la tribu à celui qui ramènera le Feu. Naoh, fils du léopard, part en chasse avec Nam et Gaw, jeunes guerriers lestes et rapides ; ils devront affronter le Lion Géant et l'Ours Gris, combattre les Dévoreurs d'Hommes et les Nains-Rouges, se lier avec les Mammouths et les Hommes-sans-épaules, et surtout compter avec la convoitise et la haine de Aghoo le Velu et ses frères...



Je rencontre quelques difficultés à chroniquer La guerre du feu et je tiens à m'excuser d'avance si cela vous semble un peu brouillon...
J'ai fait l'acquisition de ce roman à l'occasion de la dernière Grosse Op'. La guerre du feu me rappelle le film de Jean-Jacques Annaud que j'ai vu à plusieurs reprises durant mon enfance. Découvrir le roman qui a inspiré le livre (car il ne s'agit pas d'une adaptation, loin de là) m'a remplie de nostalgie.
Toutefois, la lecture n'a pas vraiment été ce à quoi je m'attendais. Etant très imprégnée de l'histoire du film, j'ai été très surprise de découvrir un tout autre récit.
Ma lecture a été un enchaînement de moments intéressés et de moments plus lents et ardus. Certains passages m'envoûtaient littéralement (je pense notamment à l'épisode des mammouths) alors que d'autres m'ont un peu ennuyé (l'épisode de la poursuite avec les nains rouges m'a semblé long et lent, par exemple). De ce fait, je ressors de cette lecture extrêmement mitigée. Je n'ai pas passé un horrible moment mais on ne peut pas dire non plus que ce fut une lecture marquante.
Lire un roman qui se déroule durant la Préhistoire a été une belle découverte. Voir comment cela pouvait se passer (avec quelques invraisemblances toutefois) était vraiment intéressant. Je lis très peu d'ouvrages de ce genre et cela a apporté une certaine fraîcheur à mes lectures.
Malheureusement, en plus des longueurs rencontrées au fil des pages, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Nam et Gaw sont extrêmement effacés à côté de Naoh, véritable héros de cette histoire, mais même ce dernier n'a pas réussi à m'intéresser plus que cela.

En bref, pour ceux qui souhaiteraient découvrir ce genre, La guerre du feu peut être une bonne opportunité car il est très court. Toutefois, cette lecture n'a pas du tout été marquante.


mardi 18 octobre 2016

Juan Diaz Canalès et Juanjo Guarnido - Blacksad, Tome 2 : Arctic-Nation


 Auteur : Juan Diaz Canalès
Dessinateur : Juanjo Guarnido
 Éditeur : Dargaud
Parution : juin 2003
Pages : 56
EAN-13 : 978-2205051995





Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc.Karup, le chef de la police, un ours blanc.Huk, l’âme damnée de Karup, un renard blanc.

Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant).Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n’est pas capable de maintenir l’ordre des blancs, les gros bras d’Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s’en chargent sans états d’âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu’il faut.

Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d’une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill.

Un vrai nœud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire… Son seul appui est Weekly, le reporter d’un magazine à scandale, un fouille-merde qui sera utile à John. Et ça vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte...




Ma lecture du premier tome de Blacksad m'a vraiment plu. Quand je suis donc tombée sur le deuxième tome à la bibliothèque, je n'ai pas pu passer à côté et je l'ai immédiatement emprunté. A peine ramené à la maison, déjà lu !

Ce deuxième opus est beaucoup plus sombre. L'humour y a moins sa place et cela est certainement dû au thème abordé (mais il reste bien présent heureusement). Les auteurs maîtrisent parfaitement le zoomorphisme pour évoquer l'Amérique raciste au travers une beauté graphique et une finesse textuelle.




L'intrigue m'a beaucoup plus intéressée que dans le premier tome. Elle est approfondie et très bien menée pour un nombre de pages si limité. La thématique pourrait paraître à certains comme étant classique ou du déjà vu mais j'ai énormément aimé la manière dont cela avait été travaillé autant sur le scénario que par le dessin. J'aurais presque aimé que l'histoire soit plus longue afin de rester un peu plus longtemps dans cet univers.

En bref, ce deuxième tome m'a encore plus ravie que le premier. Il me conforte clairement dans l'idée que la saga Blacksad est une petite merveille sur tous les plans. Je ne vais pas mettre long feu avant de me procurer le prochain tome !

lundi 10 octobre 2016

Ramsom Riggs - Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 1


 Auteur : Ransom Riggs
Editeur : Bayard Jeunesse
Collection : Romans Graphiques
Parution : 31 mai 2012
Pages : 432
EAN-13 : 978-2747037914



Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...



J'ai énormément traîné avant de lire Miss Peregrine et les enfants particuliers. J'ai entendu de très bons échos concernant ce livre et étrangement cela m'a plus freiné que tenté de le lire. Je ne savais pas du tout de quoi cela parlait mais avec les brides qui me parvenaient par-ci par-là, je savais que cette histoire allait me plaire. Je me le suis procurée avant que l'adaptation en film soit annoncée. En entendant que Tim Burton allait réaliser ce film, j'étais ravie et intriguée. J'ai donc voulu absolument lire le roman avant d'aller voir le film.

Je ne vais donner que les grandes lignes de mon avis pour ne rien gâcher au plaisir de votre future lecture car ce roman doit être découvert pour être pleinement apprécié.

Le début est un peu long. Les choses se mettent doucement en place. On ne doit rencontrer les fameux enfants particuliers qu'à la moitié du roman. Cela m'a un peu surprise mais au fond, cela ne m'a pas vraiment dérangé.
L'auteur a su me happer littéralement dans son univers qui peut s'avérer très sombre et inquiétant.
La présence de photographies au fil du roman est intéressante mais au bout d'un moment, je me suis tout de même demandée ce qu'elle amenait de plus à l'histoire.
Les personnages sont très attachants, notamment Jacob dont la relation avec son grand-père m'a touché, mais aussi Millard et Bronwyn (comment ne pas craquer pour elle ???). En revanche, Emma m'a laissé indifférente. J'ai eu plus de mal à m'attacher à elle et à la cerner.
La fin m'a donné envie de me jeter immédiatement sur le tome 2 que j'ai en ma possession. Toutefois, je vais attendre pour faire durer le plaisir.











Bien évidemment, je suis allée voir l'adaptation cinématographique dès sa sortie. Cette histoire combinée à Tim Burton, cela ne pouvait être qu'un super combo... Malheureusement, mon avis concernant le film est mitigé.
J'ai passé un bon moment de cinéma. On retrouve un peu plus du cinéma ancien de Tim Burton et c'était très plaisant. Toutefois, il y a des choix que je n'ai pas compris. Par exemple (le seul que je donnerai pour ne pas spoiler), je n'ai pas compris pourquoi intervertir le personnage d'Emma avec celui d'Olive. Le personnage de Barron m'a également rendu très perplexe...
Je pense qu'il faut vraiment se détacher de l'oeuvre d'origine pour véritablement apprécier le film (et encore, des incohérences persistent...).
Au final, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé le film. J'ai passé un agréable moment. Cependant, si je considère le tout comme une adaptation, cela s'avère un peu décevant.

dimanche 2 octobre 2016

Sarah Pinborough - Contes des Royaumes : Poison, Charme et Beauté


 Auteur : Sarah Pinborough
Editeur : Milady
Collection : Fantasy Gf
Parution : 20 novembre 2015
Pages : 512
EAN-13 : 978-2811216122





Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.

Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère...

... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...



***

Rappelez-vous les horribles belles-soeurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.

***

Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.



Poison


J'ai beaucoup traîné avant de me lancer dans les Contes des Royaumes malgré tous les bons échos qui me sont parvenus. Pourtant, je me suis procurée l'intégrale dès sa sortie (c'était un peu le cadeau d'anniversaire que je me faisais à moi-même).
Dernièrement, je me suis lancée le défi de liquider ma PAL et de limiter très fortement les nouvelles acquisitions (pas facile...). Je me suis donc lancée dans la lecture de Poison.

J'adore les réécritures de conte et dans le cas de Poison, j'ai été servie. J'ai adoré cette version du conte de Blanche-Neige. J'ai vraiment redécouvert cette histoire.
J'ai découvert de toutes nouvelles facettes des personnages. La reine m'a fascinée par sa force et sa faiblesse. La partie qui s'intéresse au chasseur m'a rendue un peu perplexe mais ses "aventures" m'ont fait sourire. Les nains sont également des personnages à part. J'aurais souhaité que l'on creuse un peu plus ces personnages car à part Rêveur, Grincheux et Manchot (et encore !), les nains ne sont pas très développés.
Enfin, les personnages qui m'ont le plus surpris sont bien évidemment Blanche-Neige et son prince. La première est sauvage tant par le physique que par l'esprit. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié par son comportement et ses propos. Elle est fidèle à elle-même (même si je ne partage pas toujours ses choix).
Le prince, quant à lui, est... un personnage au caractère inattendu... Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler ! (J'aurais cependant aimé que ce protagoniste soit un peu plus approfondi)

Poison se termine avec une fin qui m'a littéralement laissé sur le cul... Je ne m'y attendais pas du tout mais vraiment pas du tout. C'est un aspect que j'ai beaucoup apprécié.

En bref, je suis très contente de ma lecture qui a été très addictive. J'ai hâte de découvrir les autres contes revisités par Sarah Pinborough.

Matthieu Bonhomme - L'homme qui tua Lucky Luke


 Dessinateur : Matthieu Bonhomme
 Éditeur : Lucky Comics
Parution : 1er avril 2016
Pages : 64
EAN-13 : 978-2884713634




L'Hommage de Matthieu Bonhomme à Morris.
Par une nuit orageuse, Lucky Luke arrive dans la bourgade boueuse de Froggy Town. Comme dans de nombreuses villes de l'Ouest, une poignée d'hommes y poursuit le rêve fou de trouver de l'or. Luke souhaite y faire une halte rapide. Mais il ne peut refuser l'aide qui lui est demandée : retrouver l'or dérobé aux pauvres mineurs du coin la semaine précédente. Avec l'aide de Doc Wesnedsay, Lucky Luke mène une enquête dangereuse, car il est confronté à une fratrie impitoyable qui fait sa loi à Froggy Town, les Bone...



Mon père est un grand adepte de Lucky Luke et il a reçu cette bande-dessinée à l'occasion de son anniversaire qui a lieu en septembre. Cela a été pour moi l'occasion pour la lire également.

Bien que je m'y attendais, le changement de dessinateur m'a un peu perturbée au début. Avec du recul, je trouve ma réaction un peu bête puisque j'étais prévenue avant même d'ouvrir la bande-dessinée...


Dans cet ouvrage, Matthieu Bonhomme rend hommage à Morris mais il ne se contente pas de reprendre les aspects qui ont fait le succès de la saga de Lucky Luke. En effet, il a réussi à donner une nouvelle profondeur à ce personnage dont on pensait tout connaître.
Toutefois, cette lecture m'a un peu déçue. Je n'ai pas retrouvé l'ambiance qui me plaisait tant dans l'oeuvre de Morris. L'humour si présent dans l'oeuvre originelle est ici quasi absent ou du moins très estompé. L'ambiance est plus sombre et cela m'a un peu rebutée.

En bref, L'homme qui tua Lucky Luke est un joli hommage mais qui n'a pas vraiment fonctionné sur moi.

samedi 1 octobre 2016

Juan Diaz Canalès et Juanjo Guarnido - Blacksad, Tome 1 : Quelque part entre les ombres


 Auteur : Juan Diaz Canalès
Dessinateur : Juanjo Guarnido
 Éditeur : Dargaud
Parution : juillet 2010
Pages : 48
EAN-13 : 978-2205049657




"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis".

Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l'animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d'élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix.
Mais l'enquête est bien loin d'être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l'opposant peut être bien plus puissant qu'il ne le soupçonne...




La première fois que j'ai entendu parler de Blacksad, c'était il y a longtemps et je ne m'étais pas plus intéressée que cela. Au fil des années, je l'ai croisé à multiples reprises sans jamais m'arrêter pour y jeter un coup d’œil. Finalement, il aura fallu attendre le mois de septembre 2016 pour que je me décide (enfin !) à le feuilleter... et je regrette d'avoir attendu aussi longtemps !

Tout d'abord, j'ai adoré cette histoire malgré sa simplicité. L'ambiance est assez noire. Le personnage de Blacksad est à l'image-même du héros que l'on retrouve dans les vieux films policiers. Je me suis beaucoup attachée à ce personnage solitaire et loin d'être parfait.
Les dessins retranscrivent parfaitement la plume du scénariste. Chaque protagoniste est représenté sous une forme animale, que je trouve à chaque fois très bien choisie. Je pense notamment au commissaire Smirnov qui en impose beaucoup en berger allemand.
L'ambiance noire de cette bande-dessinée se retrouve très bien avec le coup de crayon du dessinateur et les couleurs qui ont été choisies. J'ai été happée immédiatement dans cet univers et je me suis laissée prendre par la dynamique donnée par les auteurs.



Ce premier tome m'a sans aucun doute donné envie de lire la suite de cette saga. J'ai hâte de découvrir la suite des aventures de notre chat noir et solitaire. Cette série est empreinte d'une élégance et d'une noirceur qui me plaît tant.