dimanche 31 juillet 2016

Hélène Gestern - Eux sur la photo


 Auteur Hélène Gestern
Editeur Arlea
Collection : Arlea Poche
Parution : 3 octobre 2013
Pages : 301
EAN-13 : 978-2363080394



Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.



J'ai eu ce roman lors de la fête de Noël 2014 par ma belle-soeur. Offrir un livre est toujours délicat, en particulier lorsque l'on ne connaît pas les goûts de la personne. Cependant, pour le coup, ma belle-soeur a très bien choisi.

J'aime les histoires de famille où des secrets existent depuis des années et un protagoniste ve chercher à les déterrer sans trop savoir sur quoi il va tomber. Eux sur la photo fait partie de ce genre de roman (même si au fond, j'ai vu le "secret" arriver de loin). Au fil des pages, nous récoltons des indices avec Hélène (qui porte étrangement le même prénom que l'auteur...) et Stéphane et c'est avec eux que le lecteur émet des hypothèses.

En soi, le fond n'a rien de bien original. Néanmoins, c'est la forme et le style de l'auteur qui m'a envoûté.
Le roman est écrit sous forme épistolaire. Nous sommes ainsi la correspondance des deux personnages principaux. De temps en temps, nous quittons la forme de lettre pour avoir la description d'une photo qui aura son importance par la suite.
J'ai trouvé que ce format nous changeait des formats habituels et que cela donnait une certaine dynamique au récit.
Quant au style de l'auteur, j'ai du mal à trouver mes mots... ce qui est loin d'être son cas ! J'ai trouvé que l'auteur réussissait à retranscrire les émotions et les réactions des différents personnages avec une très grande justesse. Cela était vraiment touchant.

Je ne peux pas trop en dire car je ne veux pas trop vous en révéler. C'est une découverte que vous devez faire par vous-même.
En bref, j'ai adoré ma lecture et ce fut presque un coup de coeur. J'ai pris énormément de plaisir à suivre Hélène et Stéphane dans leurs recherches.
Hélène Gestern est un auteur à suivre.

vendredi 29 juillet 2016

Jo Piazza - Amoureuses anonymes


 Auteur Jo Piazza
Editeur Milady
Parution : 11 juillet 2013
Pages : 284
EAN-13 : 978-2811210601


Depuis qu'Eric l'a larguée pour s'envoyer en l'air avec sa secrétaire, Sophie devient dingue. Elle épie leurs moindres faits et gestes sur les réseaux sociaux... Mais quand son amie Annie, après avoir été arrêtée pour conduite en état d'ivresse, est contrainte d'assister aux Alcooliques Anonymes, c'est le déclic. L'amour est une drogue. Sophie décide d'accueillir chez elle les "Amoureuses Anonymes". Entre celles qui font une fixette, et les désespérées qui pleurent un ex perdu, elles vont lutter contre les dangers et les dépendances de l'amour...



J'ai fait l'acquisition de ce roman à l'occasion de La Grosse OP. C'est un livre qui m'attirait mais que je n'osais pas encore acheter. Finalement, étant à moins d'un euros, je me suis laissée tenter.

Amoureuses anonymes a répondu à mes attentes : un livre divertissant et sans prise de tête. Je n'en demandais pas plus.
Au fil des pages, l'auteur nous offre tous les clichés possibles de la femme célibataire. Le manque d'amour est omniprésent et cela nous offre pas mal de situations cocasses. Il y a forcément un petit quelque chose dans lequel on se reconnaît. C'est un livre parfait à lire après une rupture. C'est un livre qui fait du bien !

L'héroïne, Sophie, ne m'a pas marquée plus que cela. Pour moi, ce n'était pas vraiment elle le personnage principal, c'était plutôt les "Amoureuses anonymes" avec toutes ses personnalités différentes. C'est vraiment là tout l'intérêt du roman.
Le personnage qui est un peu sorti du lot, c'est Annie. Elle est une amie franche et présente, tout ce que l'on peut espérer d'une meilleure amie. J'ai adoré ses sorties verbales et ses réactions.

Par ailleurs, l'idée de renommer le numéro de sa meilleure amie avec "Ne pas appeler ce connard" est vraiment ingénieux. J'ai trouvé cela très intelligent.

La fin est très fleur bleue comme on peut s'y attendre mais cela ne m'a pas dérangé.

En bref, Amoureuses anonymes est une lecture de détente, sans grande ambition, portée principalement par les personnages secondaires.

dimanche 24 juillet 2016

John Green - Nos étoiles contraires


 Auteur John Green
Editeur Nathan
Parution : 21 février 2013
Pages : 336
EAN-13 : 978-2092543030


Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.



Je suis sûrement une des plus en retard pour ne lire Nos étoiles contraires que maintenant... mais vaut mieux tard que jamais !
Lorsqu'Aryia m'a proposé d'en faire une lecture commune, je n'ai pas hésité.

Ce roman est mon premier John Green et je suis ravie de cette découverte. J'avais déjà vu le film adapté de ce roman, j'histoire m'était donc déjà connue. Cependant, le style de l'auteur m'était jusque là inconnu. Et quelle surprise !
J'ai beaucoup apprécié la manière de John Green d'aborder le sujet sérieux et délicat du cancer, de la mort et de la perte d'être cher. L'auteur évite de plonger dans le pathos et c'est certainement le point fort de ce récit. Les dialogues m'ont envoûté, en particulier les conversations entre Augustus et Hazel qui ont une répartie impressionnante.

Les personnages que nous rencontrons dans cette histoire sont particulièrement attachants.
Les parents d'Hazel sont attendrissants et je les trouve très juste dans leurs réactions. Notamment, leur maladresse est touchante.
Hazel est une héroïne attachante et fait preuve d'une maturité assez impressionnante.
Augustus est mon petit chouchou. Il m'a profondément touché (notamment à la fin...). J'aimerais avoir un Augustus Waters dans ma vie.
Isaac est un personnage un peu effacé à côté des deux protagonistes mais je l'ai tout de même beaucoup aimé.
Quant à Peter Van Houten... Je suis assez perplexe... Je ne sais pas trop comment me situer vis-à-vis de lui. Je l'ai détesté mais j'ai fini par m'attendrir sur la fin. Néanmoins, j'aurais souhaité qu'il soit plus approfondi. Je souhaiterai en savoir plus sur lui et j'ai été un peu frustrée sur ce point.

Nos étoiles contraires est un roman qui m'a vraiment touché et que je conseille vivement.


J'ai regardé l'adaptation cinématographique et je l'ai trouvé dans l'ensemble assez fidèle à l'oeuvre initiale. Il manque bien entendu certaines choses et certains aspects du roman sont parfois survolés. Néanmoins, l'essentiel est parfaitement retranscris selon moi et les acteurs ont été très bien choisis.





jeudi 21 juillet 2016

Kiera Cass - Histoires secrètes : Le Prince & le Garde


 Auteur : Kiera Cass
Editeur Robert Laffont
Collection : R
Parution : 15 mai 2014
Pages : 252
EAN-13 : 978-2221145586



Ce hors-série exceptionnel vous propose une plongée fascinante dans le coeur et l'esprit de Maxon et d'Aspen, les deux jeunes hommes qui se livrent bataille pour conquérir America Singer.Avant qu'America n'arrive au Palais pour la Sélection, il y avait déjà une fille dans la vie de Maxon. La nouvelle « Le Prince » s'ouvre sur la semaine précédant l'arrivée des trente-cinq candidates et suit Maxon lors de la première journée de compétition.Élevé en tant que Six, Aspen Leger n'aurait jamais imaginé intégrer un jour la très réputée Garde royale affectée au Palais. À travers le quotidien d'Aspen, la nouvelle « Le Garde » lève le voile sur cet univers très fermé auquel America n'aura jamais accès...Ce recueil regorge de bonus : une scène coupée, les play-lists des deux premiers tomes, et des révélations en cascade !



La Sélection n'avait pas été un coup de coeur mais retrouver cet univers a tout de même été un plaisir.
Dans ce recueil de nouvelles, on retrouve tout d'abord Maxon. Le prince est un personnage que j'aimais bien dans la trilogie. Avoir son point de vue sur la Sélection (ou du moins le début de celle-ci) était intéressant. On se rend vraiment compte de toute la manipulation qui entoure cet événement.
Ensuite, on retrouve Aspen. Cette nouvelle recouvre une période plus longue que celle de Maxon, qui se concentre plus sur le début du roman. L'histoire d'Aspen démarre après le bal d'Halloween, avec le scandale provoqué par Marlee et Woodwork.
Aspen n'était pas un personnage que j'appréciais beaucoup dans la trilogie. Je ne le comprenais pas et il m'agaçait. Dans cette nouvelle, je l'ai trouvé plus agréable... voire attachant.
Dans ces deux nouvelles, la manipulation est omniprésente et c'est un aspect que j'ai trouvé intéressant. Je trouve même cela dommage que cet aspect ne soit abordé que dans des nouvelles. C'est un des défauts de la trilogie. J'aurais voulu que la dystopie soit abordée de façon plus approfondie. Malheureusement, je dois me contenter de ces quelques pages.

En bref, ce fut une petite lecture sympathique, qui m'a vidé l'esprit et m'a détendue.

mardi 19 juillet 2016

Jehanne Nguyen - Violette


 Auteur Jehanne Nguyen
Editeur Quasar
Parution : mai 2015
Pages : 140
EAN-13 : 978-2369690313



"Samuel est mort, pas moi. On ne meurt pas d'amour ? Non. Ce n'est pas facile de faire la peau à la vie."


Violette, jeune femme entière et passionnée, perd brutalement l'homme qu'elle aime, alors qu'ils attendent un enfant. La douleur et le désespoir la mènent à des conduites extrêmes. Dans cette spirale infernale, une rencontre l'illumine. La vie peut-elle prendre le dessus ?



J'ai été attirée par ce roman pour deux raisons : l'origine bretonne de l'auteur et le thème abordé, celui du deuil face à la perte de l'être aimé.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette lecture mais ces deux raisons m'ont suffi.

Mon ressenti est assez mitigé. J'ai beaucoup aimé la première partie... moins la seconde.
Au début, on découvre cette histoire d'amour avec son aura un peu mystérieuse et magique. Malheureusement, on n'a même pas le temps de s'attacher à ce couple que Samuel disparaît. Cette disparition est brutale, dure et cruelle. Même si je ne partage pas toutes les réactions et décisions de Violette, j'ai partagé sa peine et sa douleur. Son malheur a eu énormément d'écho avec ma propre histoire et je ne pouvais que la comprendre. Comprendre sa folie, sa tristesse indéfinissable, son incapacité à s'exprimer sur cette perte, sa tendance à l'autodestruction,...
Ce fut particulièrement puissant.

Finalement, elle finit par "remonter la pente" (même si on ne se remet pas totalement de ce genre de perte...).
C'est cette partie qui m'a rendue un peu perplexe, qui m'a déstabilisée. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit alors que j'étais complètement immergée dans l'histoire juste avant.
L'aspect religieux y est très fort et j'ai eu un peu de mal avec cela. Pourtant, cela m'a un peu fasciné et intrigué, cette manière de "trouver la lumière".
Cela explique pourquoi je suis mitigée dans mon ressenti. Toutefois, cela n'a pas diminué l'impact que ce roman a eu sur moi et c'est la preuve que l'auteur a su trouver les mots justes pour nous partager un sujet sensible.

En bref, même si je ne partage pas entièrement le point de vue de Violette, cette lecture fut agréable et j'ai bien aimé le style de l'auteur. Violette est un roman qui m'a rendu nostalgique et m'a marqué par les échos qu'il a eu avec ma propre existence. Voir comment chacun réagit face à un deuil est vraiment intéressant. C'est un livre que je conseille.

dimanche 17 juillet 2016

George R. R. Martin - Le Trône de Fer, Intégrale V


 Auteur George R. R. Martin
Editeur Pygmalion
Parution : 5 novembre 2014
Pages : 1200
EAN-13 : 978-2756415932


Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le Trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes...



Rassurez- vous, je ne vais absolument pas vous spoiler, ni le livre, ni la  série ! Je ne vais pas rentrer dans les détails. Je vais aller au plus simple.

J'adore Game of Thrones que ce soit le livre ou la série. George R. R. Martin a créé un univers très riche et très intéressant car il mêle divers genre.
C'est donc naturellement que je me suis jetée corps et âme dans la lecture de la cinquième intégrale (qui est pourtant restée un bon moment dans ma PAL...).

Ce tome nous offre ce que tout lecteur de cette saga attend : des révélations, de nouvelles aventures, des coups de théâtre, etc.
L'auteur sait parfaitement nous mener à la baguette. Il nous faire attendre, vibrer, espérer, angoisser et j'en passe.
On a tous nos petits "chouchous" et on sait que personne n'est à l'abri. Ce tome nous l'apprend encore une fois : tout peut arriver. Les personnages évoluent, prennent des décisions et en assument les conséquences.
Certaines révélations m'ont laissé très perplexes, en particulier celles qui diffèrent de la série.
La fin est juste horrible tant le suspens a atteint un point culminant ! Je veux la suite à un point ! (Je tiens d'ailleurs à préciser qu'une partie de cette fin m'avait été spoilée l'année dernière... et j'en veux encore à cette personne inconnue rencontrée dans le bus...)
Même si j'ai vu la saison 6 de Game of Thrones, j'ai très hâte de lire la suite. Ces deux œuvres ont pris un chemin différent et j'aimerais découvrir les différents traitements de cette histoire.




lundi 11 juillet 2016

Jennifer Mathieu - La vérité sur Alice


 Auteur : Jennifer Mathieu
Editeur Pocket Jeunesse
Parution : 4 février 2016
Pages : 204
EAN-13 : 978-2266262781


"Les gens ne deviennent pas méchants et vicieux du jour au lendemain. Mais laissez leur un temps d'adaptation, et ils seront capables du pire."Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. Alice Franklin est une trainée. Tout le monde le sait. C'est forcément vrai puisque c'est écrit partout sur les murs des toilettes. On dit qu'elle a couché avec deux garçons d'affilée et qu'elle a provoqué la mort de l'un d'entre eux.
Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, l'entourage de la victime, son admirateur secret...
Quelle sera la vôtre ?



La vérité sur Alice est un livre qui se lit très rapidement. Je suis rentrée assez vite dans l'histoire et ça n'a pas fait long feu.
La structure du récit est très intéressante. On découvre l'histoire grâce aux points de vue de différents protagonistes. Ce n'est pas Alice, qui est pourtant au centre de cette histoire, qui nous raconte ce qui s'est passé, qui donne cette fameuse "vérité".
Au fil des pages, on récolte des informations qui, bout à bout, nous permettent de comprendre ce qui s'est réellement passé. C'est à nous, lecteurs, de recomposer le puzzle et j'ai beaucoup aimé cette idée.

Cependant, cette histoire ne m'a pas bouleversée. J'ai compatis aux malheurs d'Alice. Ce qu'elle a subi est innommable... mais voilà...
C'était une lecture sympathique, qui peut nous faire réfléchir. Mais c'est tout.
J'ai pris du plaisir à découvrir cette histoire mais sans plus. Elle ne m'a pas bouleversée. Pour comparer, Love Letters to the Dead a eu beaucoup plus d'impact sur mon ressenti. Je me suis sentie beaucoup plus concernée par l'histoire de Laurel que par celle d'Alice.

Néanmoins, je pense que ce roman aurait eu plus d'impact si je l'avais lu durant mon adolescence. Je me serais sentie plus concernée.

samedi 9 juillet 2016

Herman Raucher - Un été 42


 Auteur : Herman Raucher
Editeur : Gallimard
Parution : 2 juin 2016
Pages : 352
EAN-13 : 978-2070469246


Hermie, Oscy, Benjie : trois amis, une énergie infinie et une ignorance crasse des choses de la vie. Mais du haut de leurs quinze ans, ils ont bien l'intention de devenir des hommes. En cet été 42, ils suivent les commandements d'un manuel d'anatomie dévoilant les "douze étapes de la sexualité". Tandis que, de l'autre côté de l'océan, des hommes à peine plus âgés qu'eux sont emportés dans le fracas des armes, les garçons s'essaient à la tendre guerre.



Avant de donner mon avis concernant ce livre, je tenais à remercier Livraddict et les éditions Gallimard pour ce partenariat.

Ce livre a été une jolie découverte. Au début, j'avais un peu de mal à rentrer dedans (je sortais tout juste de ma lecture de Paranoïa en plus...). Puis, finalement, je me suis laissée entraîner de nos trois compères.
Le récit est tourné de façon vraiment intéressante. En effet, on découvre la vie de tous les jours mais dans un contexte particulier, celui de la guerre, et à un moment déterminant de la vie des garçons, celui de la découverte de sa sexualité et du passage de l'enfant à l'adulte.

Je ne me suis pas tout de suite attachée aux personnages. Oscy est à la fois rebutant et attachant. Il a un côté "petit chef" que je n'aime pas trop mais c'est un personnage vrai. Malgré les défauts qu'on peut lui trouver, on ne peut pas totalement le détester et on le trouve même appréciable.
Quant à Benjie, je l'ai finalement trouvé très détaché de l'histoire. Sa présence n'a pas un impact fort sur les événements qui s'y déroulent. Néanmoins, il permet de faire le contraste entre l'enfance et l'entrée dans le monde des adultes. Il reste un enfant et n'a absolument aucune envie de passer le pas, comme nous le prouve d'ailleurs son rapport à la sexualité.
Enfin, il y a Hermie, qui est en vérité le personnage le plus important car c'est sur lui que se concentre principalement le récit et c'est lui qui fait l'objet de cette métamorphose de l'enfant à l'adulte. Mon ressenti vis-à-vis de ce personnage est mitigé. Parfois, je le comprenais parfaitement et à d'autres moments, pas du tout. Un coup, je compatissais, un autre coup, il m'agaçait. Cela a duré la quasi totalité du roman. Toutefois, il reste un personnage que j'ai aimé suivre et découvrir.

Il est intéressant de voir cette étape de la vie du point de vue d'un jeune homme. Les femmes et les hommes n'abordent pas de la même manière et pas au même moment cette découverte de la sexualité.
Au final, la littérature aborde peu ce sujet du point de vue masculin... ou alors cela m'a complètement échappé et je serais intéressée pour avoir quelques titres !

La guerre est, quant à elle, omniprésente même si les protagonistes ne sont pas directement touchés par celle-ci. Cependant, on ne peut l'oublier et elle se rappelle parfois à nous de manière violente.

De plus, je m'interroge sur l'aspect autobiographique de ce roman. L'auteur se nomme Herman, Hermie pourrait donc être son diminutif. Il est né en 1928, il aurait donc eu 14 ans en 1942. Simple coïncidence ? Je ne pense pas. Il faudrait que je fasse quelques recherches là-dessus.

En bref, cette lecture n'a pas été un coup de coeur mais j'ai passé un très bon moment. Je suis très heureuse d'avoir pu faire cette découverte.
Par ailleurs, une adaptation cinématographique est sortie en 1971. Si j'arrive à me la procurer, je la regarderai très certainement. J'aimerais beaucoup savoir comment ils ont réussi à retranscrire ce roman.



vendredi 1 juillet 2016

Mélissa Bellevigne - Paranoïa


 Auteur Mélissa Bellevigne
Editeur Blackmoon
Parution : 30 mars 2016
Pages : 300
EAN-13 : 978-2013974233


Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.



Je connais peu Mélissa Bellevigne (alias Golden Wendy). Je sais juste qu'elle est youtubeuse mais je n'ai jamais regardé ses vidéos. Ce n'est donc pas par ce biais que je me suis intéressée à son livre. En vérité, c'est le club de lecture Les Moldus de lecture qui me l'a fait découvrir.
En effet, lorsque les quatre membres de ce club (Bulledop, Nine, Margaud Liseuse et Lili Bouquine) ont annoncé que Paranoïa était la prochaine lecture, je me suis demandée de quoi il s'agissait.
J'aime beaucoup la couverture et surtout ses tons violets (qui est ma couleur préférée). Quant au synopsis, je l'ai trouvé très intrigant et cela m'a tentée.

Avant de me lancer dans cette lecture, je voulais en savoir le moins possible. Je voulais être surprise par le contenu du roman et dans l'ensemble, c'est ce qui s'est passé.

J'ai passé un bon moment de lecture. Le livre est très addictif et j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher de mains.
Pourtant, certains passages m'ont un peu ennuyée. Je pense surtout aux chapitres qui sont du point de vue de Lisa. Je n'arrivais pas trop à me sentir concerner par ce qui lui arrivait et je n'avais qu'une hâte : retrouver le point de vue de Judy.
Le duo que forme cette dernière avec Alwyn est très touchant. Ce sont deux personnages qui ne m'ont pas laissé de marbre. J'ai aimé les découvrir et suivre leurs péripéties.

La fin ouverte ne m'a pas dérangée en soi. Je trouve même que cela peut ouvrir pas mal de perspectives pour la suite.
Néanmoins, beaucoup d'interrogations perdurent. Par exemple, pourquoi Alwyn peut toucher certains objets et à d'autres moments non ? S'il pouvait bouger certaines choses, ne pouvait-il pas le faire devant les autres ?
Je n'énoncerai pas toutes mes interrogations ici car j'ai peur de faire de trop grandes révélations quant à l'histoire.

Je tiens toutefois à évoquer un aspect qui m'a chagrinée. La phrase d'accroche de la couverture est : "L'une est la seule à le voir. L'autre est la seule à la croire." Or, je trouve qu'une partie de cette affirmation est fausse. Cela est incohérent avec ce qui se passe dans le récit.

Enfin, même si cela n'a pas été un coup de coeur, Paranoïa a été une jolie découverte et je m'intéresserai sûrement à prochains romans de Mélissa Bellevigne.